Graal Theft Auto

Contrairement à ce que pense le seigneur Perceval, si Joseph d’Arimathie a pas été trop con, le Graal, c’est finir un jeu vidéo à 100 %.

Mais attention : pas n’importe quel jeu vidéo !

Je vous parle ici d’opus qui vous ont donné des sueurs froides, fait rager, fait gratifier les personnages de salves d’insultes qui auraient fait rougir le capitaine Haddock, donné envie de balancer votre manette dans l’écran de la télé, ou de jeter console et périphériques par la fenêtre…

Des opus sur lesquels vous avez passé une partie de votre temps libre à une époque où vous étiez encore assez jeune pour vous permettre de veiller une partie de la nuit, incapables de vous résoudre à éteindre la console et à vous mettre au lit…

Me concernant, les jeux en question sont/étaient les suivants :

Alex Kidd in Miracle World sur Master System

GTA Vice City sur Playstation

GTA IV sur Playstation

Rayman sur PS One

• Etc.

Mes lecteurs les plus assidus le savent déjà : je peux rayer de cette liste le 1er jeu car je l’ai enfin fini en 2020, après moult et moult années d’enfance à galérer, me vautrer dans du vomi ou des piques, me faire cramer sur des flammes, me rétamer lamentablement à Papier-Caillou-Ciseaux, finir en angelot après avoir approché d’un peu trop près un tentacule de pieuvre…

À moi le Graal !

Bon, maintenant vous le savez à force que j’en parle sur le blog, je suis une fan de retrogaming, et, je l’ai déjà évoqué précédemment, il est un jeu qui me fit galérer…

Suite…

Et aujourd’hui, j’ai réussi un 2e exploit : finir GTA Vice City à 100 % !

Au commencement était GTA 1er du nom

Mais commençons par le commencement : GTA (= Grand Theft Auto pour les non initiés) et moi, c’est une histoire qui a commencé dans les années 90 avec le 1er opus, « vu d’en haut » comme je dis, sur notre 1er ordinateur familial qui tournait sous Windows 95 (ceux qui ont connu font encore des cauchemars aujourd’hui à la simple évocation de ces 3 mots : « disque non système »).

Un personnage tout petit, difficile à manier avec les flèches du clavier, mais un jeu qui repoussait les limites du fun avec des possibilités immenses :

  • frapper ou tirer sur les gens pour les tuer
  • voler des véhicules (voitures, camions, motos…)
  • roter et péter (oui oui, il y avait une touche dédiée à ces fonctions primaires du corps)
  • revendre des voitures volées aux docks pour se faire un peu de fric
  • écraser des gens en roulant comme un débile

Bien sûr le but du jeu n’était pas uniquement de « s’amuser » ainsi, il y avait aussi un vrai scénario avec des missions dont la difficulté allait crescendo.

C’est ça que j’appelle « vu d’en haut »… Source ici

Quelque temps plus tard j’avais déniché un coffret GTA d’occasion sur PS One, comprenant GTA, GTA II et GTA – Édition Londres (qui, comme son nom l’indiquait, se déroulait dans la capitale britannique). Encore des heures de fun en perspective, la maniabilité améliorée en plus grâce à la manette (non parce que, les flèches du clavier d’ordi ça va bien 2 secondes) !

Révolution dans les années 2000

Puis vinrent les années 2000 et la Playstation 2, avec un gros changement chez Rockstar puisque leur titre phare, GTA, passa alors du « bonhomme vu d’en haut » à un jeu « à la 3e personne à monde ouvert » (apparemment c’est comme ça qu’on dit, moi j’appelle ça « avec le bonhomme vu de derrière »), comprenez par là un personnage beaucoup plus facile à prendre en main et des possibilités décuplées pour le joueur !

Source ici

Vice City et moi

N’ayant jamais eu GTA III entre les mains à cette époque, j’étais directement passée à GTA Vice City et ce fut pour la fan de la licence que je suis une véritable révolution !

Des possibilités d’explorations presque infinies, une multitude de missions, des véhicules variés (voitures, motos, scooters, camions, etc., mais aussi bateaux, avions et hélicos), des bonus cachés à découvrir, de l’humour, des détails qui rendent le jeu encore plus réalistes…, le tout dans une ambiance 80s, et quand on sait à quel point j’affectionne cette décennie, …

… bref ce jeu me marqua tellement que j’en rêvais la nuit !

Malheureusement à l’époque j’avais peur de ne pas réussir les missions, alors j’ai commis le sacrilège d’utiliser des cheat codes piqués sur le net afin de recharger ma vie et mon gilet pare-balles, de ralentir le temps pour viser avec plus de précision, de faire apparaître des armes plus efficaces…

Puis ce fut la pente fatale : je me suis laissée prendre au jeu des cheat codes et je m’amusais à faire apparaître de super véhicules comme le char pour tout exploser autour de moi ou des voitures hyper rapides pour être sûre de gagner les épreuves de courses…

J’avais ainsi réussi à finir les missions principales et secondaires, et la plupart des « jobs » et des cascades, quant aux paquets cachés il ne m’en manquait plus beaucoup.

Le jeu était donc achevé avec un pourcentage honorable (96 % si je me souviens bien) pour quelqu’un qui découvrait les GTA à la 3e personne.

Par la suite j’ai joué à tous les GTA qui sortaient, essayant de moins tricher (j’ai d’ailleurs pris la résolution, après GTA Liberty City, de ne plus jamais utiliser de cheat codes — n’oublions pas qu’en plus de couvrir de honte le joueur qui s’en sert, ils peuvent faire planter la sauvegarde…), mais du coup j’avais toujours regretté d’avoir utilisé ce subterfuge dans les 1ers opus.

Alors, lorsque Rockstar annoncèrent que, pour nous faire patienter encore un peu en attendant la sortie d’un hypothétique GTA VI, ils feraient une compil’ remasterisée contenant entre autres le fameux Vice City, j’ai immédiatement demandé au petit papa Noël d’en déposer un exemplaire dans mon soulier !

Voilà donc comment j’ai pu enfin rejouer à ce jeu mythique et le finir à 100 %, càd sans utiliser le moindre cheat code (car quand on en utilise, on ne peut pas atteindre les 100 %, je crois que le max est 99 ou 98 %, eh oui c’est des petits malins chez Rockstar, ils ont pensé à tout !).

Les 100 %

Donc, pour avoir comme moi l’honneur d’afficher un pourcentage d’achèvement complet dans GTA Vice City, il faut :

1 – Finir les missions principales.

Ça va vous sembler paradoxal, mais les missions principales ne sont à mon goût pas la partie la plus difficile à accomplir dans GTA. Certes, il y en a quelques-unes qui donnent du fil à retordre, mais avec de la persévérance, un meilleur choix d’armes et une meilleure stratégie, on finit toujours par y arriver.

Lors de ces missions, on rencontre divers personnages qui nous demandent de faire des choses variées. Il peut s’agir de missions consistant à tuer des mecs, ou à intimider des commerçants pour les forcer à payer, ou encore à déclencher une émeute pendant une grève ouvrière…

2 – Finir les missions secondaires.

Ces missions sont données via des cabines téléphoniques, héritage des 1ers GTA dans lesquels notre interlocuteur ne s’adressait à nous que par ce biais. Ces missions réveilleront le tueur à gages qui sommeille en vous.

3 – Finir les missions liées aux entreprises.

Au fil de votre progression, vous aurez l’occasion d’avoir, petit à petit, la main mise sur la ville, en en possédant plusieurs propriétés, dont des entreprises. Ces dernières occasionneront des missions avant de pouvoir devenir rentables.

Chez Cherry Poppers, vous devrez dealer sous couvert de vendre des glaces avec votre camion, chez Sunshine Autos, il vous faudra voler des modèles de voitures précis, chez Kaufmann vous serez chargé d’éliminer les taxis concurrents, etc. Mais le plus fun reste le studio de cinéma porno ! Je ne vous en dirai pas plus, bande de petits coquins !

4 – Terminer tous les jobs.

Livreur de pizzas, chauffeur de taxi, ambulancier, pompier et flic (ou militaire), tels sont les jobs que vous devrez exercer avec brio. Si certains sont simples, d’autres s’avèrent un peu plus ardus (j’en ai chié avec les missions flic).

5 – Faire, voire gagner toutes les courses.

Si certaines courses (voitures et motocross) ont lieu au stade Hyman Memorial et d’autres (courses auto de rue) chez Sunshine Autos, la plupart sont disséminées dans la ville : avions et voitures miniatures, hélicos, 4×4, Mustang (pardon : Stallion)… À vous de les trouver, d’y participer et, pour certaines, de finir 1er.

6 – Réussir les 35 missions carnages

Ces missions, appelées également « rodéos », sont matérialisées par des têtes de morts cachées à divers endroits de la ville. Elles consistent à tuer des membres de gangs de différentes manières : soit avec l’arme imposée, soit en tirant depuis un véhicule, soit en les écrasant…, le tout en un temps limité.

7 – Faire 45 points au stand de tir.

Ce stand de tir sera accessible une fois atteint un stade avancé du jeu. L’épreuve consiste à dégommer des cibles mouvantes avec un temps et des munitions limités. Autant vous dire que tirer non stop en espérant atteindre la cible n’est pas la bonne méthode…

8 – Trouver tous les paquets cachés.

Il y en a 100 et certains sont cachés dans des endroits hyper vicelards, alors bon courage…

9 – Réussir les 36 sauts uniques.

Il s’agit de cascades à faire en voiture ou en moto. Le plus difficile n’est pas tant de les réaliser que de trouver les endroits où les faire…

10 – Braquer les 15 commerces.

Les commerces en question sont très précis, à vous donc de les trouver. Il vous suffira alors de braquer une arme sur le gars ou la nana derrière la caisse et d’attendre qu’il ou elle vous lâche la thune et déclenche l’alarme. Prenez le butin et fuyez rapidos car vous aurez 2 étoiles de flics !

11 – Posséder toutes les propriétés.

Aussi bien les entreprises dont j’ai parlé plus haut que les habitations qu’il est possible d’acheter. Alors, une fois que vous aurez un budget digne des participants à Chasseurs d’appart (non mais, 500 000 pour une maman solo au chômage, abusez pas, M6), dès que vous apercevez une icône représentant une maison verte devant un bâtiment, achetez !

Une fois que vous aurez fait tout ça, vous serez récompensés : vie et armure maximales augmentées, munitions infinies, solidité des véhicules doublée, etc.

GTA Vice City en bref

Points forts :

  • durée de vie du jeu (en fait le jeu, outre la multitude de choses à faire pour atteindre les 100 %,, ne finit jamais vraiment car on peut continuer à se balader dans la ville, tirer sur tout ce qui bouge, battre ses records aux courses, etc.)
  • la mention « monde ouvert » porte bien son nom : la carte est déjà grande mais on ne finit jamais de découvrir de nouveaux coins et recoins, et le fait de pouvoir se déplacer également dans les airs donne une nouvelle dimension au jeu et permet de faire de nouvelles découvertes sur les toits des bâtiments
  • l’humour et les clins d’œil omniprésents dans le jeu, tant lors de certaines missions que dans certains détails
  • justement, en parlant de détails… Soyez attentifs et vous verrez que les créateurs du jeu ont vraiment été minutieux !
  • l’univers du jeu, ce côté « Miami Vice » dans les années 80 (et les musiques qui passent à la radio — quel plaisir de rouler à fond en écoutant Twisted Sisters ou Van Halen !)
  • etc.

Points faibles :

  • certains bugs encore présents dans la version remasterisée (voiture littéralement plantée dans la route, par exemple)
  • caméra parfois hasardeuse, obligeant le joueur à la remettre manuellement, ce qui n’est pas très pratique quand on est en pleine mission
  • paradoxalement, le jeu offre tellement de possibilités qu’on est frustré de ne pas en avoir encore plus : ne pas pouvoir entrer dans tous les bâtiments, ou piquer l’un des nombreux jets stationnés à l’aéroport, par exemple…
  • personnage qui ne sait pas nager. On tombe dans l’eau, on est mort. Le mec sait tirer avec n’importe quelle arme, piloter tous types de véhicules, devient un véritable magnat régnant sur la ville, mais… ne sait pas nager.

On peut comprendre que ce soit pour empêcher aux curieux d’aller fouiner sur la 2de île avant qu’elle ne soit accessible, mais bon, des petits malins ont trouvé comment contourner le problème (pour la faire courte : une Cheetah – Ferrari version GTA -, une belle cascade en règle, et nous voilà sur l’île interdite avec un max d’étoiles de flics… Oui oui, j’ai déjà essayé, qu’est-ce que vous croyez ?)

Bon je n’ai trouvé que ces points faibles-là, ne cherchez pas, il n’y en a pas d’autres : ce jeu est génial. Point.

Et maintenant ?

Sur la compil’, en plus de GTA Vice City, figurent San Andreas et GTA III.

Rockstar ayant déjà sorti une version remasterisée de San Andreas il y a quelques années, je m’y étais déjà remise, mais sans parvenir à finir le jeu à 100 %. Je rejouerai donc à ce jeu en dernier.

Là je me suis mise à GTA III, auquel je n’avais alors jamais joué. J’avais un peu peur que le jeu soit beaucoup moins bien que son petit frère Vice City, mais au final il n’a pas l’air mal, la carte est grande, il y a de quoi explorer, les missions sont intéressantes, et malgré son âge le jeu est quand même réaliste et détaillé.

Maintenant je n’ai encore aucune idée de la difficulté globale de ce jeu, que je vais découvrir au fil de ma progression. Je ne sais donc pas du tout si je vais le finir à 100 % facilement ou pas…

Affaire à suivre !


Source de la top image : https://www.offresasaisir.fr/mag/detente/saga-gta-liste-des-jeux-existants-et-a-venir/

2 commentaires sur “Graal Theft Auto

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  1. Hello Skyler,
    Bel article de passionnée.
    Pour ma part je ne suis pas un gamer. Jamais joué à GTA, et ouais….
    Mais j’ai fini un jeu une fois, sorti en1990, Némésis, un shoot them up.
    C’était il y a trente ans.

    Aimé par 1 personne

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