Réflexions écolo : part four…

Même si mes congés sont finis et même si la météo nous bombarde de grisaille, nous sommes toujours en été et ma saga estivale sur l’écologie continue.

Voici donc la suite de mes réflexions écolo ; les précédentes portaient sur les sujets suivants :

L’épisode d’aujourd’hui portera sur une énergie que j’ai déjà évoquée dans l’épisode 1 et qui est présentée comme une des super solutions écolo proposées par nos chers énarques : l’électricité…

Soyons branchés !

Ce sous-titre, on dirait un vieux slogan des années 80… Bref !

Ah, la fée électricité, que ferait-on sans elle aujourd’hui ?

Mais elle fait débat, la pauvre bête, elle est regardée de travers, plus encore que ne le serait Lionel Jospin s’il se pointait à un meeting RPR… (j’avoue, j’ai piqué cette réplique à Fisto…)

C’est qu’elle est sale, la souillon… Produite dans des centrales thermiques qui usent et abusent d’énergies fossiles comme le charbon et le gaz… Pas bieeeeeeen !

Alors on cherche des solutions depuis des décennies.

Le nucléaire, mais pas trop parce que ça fait peur depuis Tchernobyl, même si le nuage il a été assez sympa pour contourner la France, peut-être qu’il a entendu Chantal Goya chanter et qu’il a eu peur, on sait pas…

Source : midilibre.fr

Des barrages. Mais encore faut-il avoir un cours d’eau au flux abondant (non on est pas dans une pub Tampax) pas loin pour pouvoir en construire un…

Alors on se tourne vers les énergies renouvelables qui sont très en vogue en ce moment (presque autant que Messi depuis qu’il a signé au PSG, vous imaginez ?) : le soleil et le vent.

Et nous voilà à étaler au sol des mètres carrés de panneaux solaires disgracieux, encore une super manière d’empiéter sur la nature, de lui piquer un peu plus de son espace vital…

Car il faut savoir que ces panneaux, s’ils tendent à préserver une certaine biodiversité lorsqu’ils sont implantés sur des terres agricoles (fin de l’agriculture intensive, refuges pour les petits animaux…), impliquent parfois des destructions d’espaces naturels (forêts, zones humides…).

Ce fut le cas dans la Drôme où plusieurs communes ont vu des dizaines d’hectares de forêts disparaître au profit de parcs photovoltaïques.

Heureusement que beaucoup de ces projets ne voient pas le jour grâce aux protestations des habitants et des associations écolo !

À l’heure où l’on parle de protection de la biodiversité, où l’on assiste, impuissants, à la déforestation en Amazonie, où l’on déplore le réchauffement climatique et la pollution due aux rejets de CO2 dans l’atmosphère, voilà qu’on rase des forêts, qu’on abat quantité d’arbres, alors qu’on sait que ceux-ci absorbent le CO2, constituent des refuges pour nombre d’espèces et contribuent à rafraîchir l’air en « évapotranspirant » (oui bon, j’ai comme qui dirait inventé ce mot, mais l’évapotranspiration existe vraiment, en gros, les arbres transpirent de l’eau qui est rejetée dans l’atmosphère et baisse ainsi la température ; vous trouverez une définition plus précise ici).

Et cette hérésie, on la commet au nom de quoi ? Des énergies renouvelables !

Détruire des espaces naturels au nom de l’écologie, encore un bel exemple de logique humaine qui aurait pu figurer dans mon vieil article de 2015 sur l’écologie !

Des soucis (écologiques) et des hommes

Corrigez-moi si je me trompe : on est en 2015 ? Il est de notoriété publique, au jour d’aujourd’hui, que la planète est en danger, que les ressources s’épuisent, que les déchets s’entassent dans nos décharges et qu’il faut arrêter de faire les cons, c’est-à-dire arrêter de pourrir les écosystèmes, de déverser nos saletés dans…

Lire la suite ici…

Et que dire des éoliennes, si ce n’est qu’elles sont elles aussi très moches — mais ça à la limite on peut s’en foutre, quand on voit la tronche de certains immeubles d’architectes… — et qu’elles posent problème sur plusieurs plans :

  • leur fabrication. Celle-ci nécessite l’utilisation de matériaux appelés « terres rares » qui, comme leur nom l’indique, sont rares, et dont les réserves se trouvent essentiellement en Chine. Non seulement l’extraction de ces matériaux est très polluante, mais en plus elle nécessite une main d’œuvre souvent exploitée dans des conditions indignes ;
  • leur installation. En France, une seule entreprise fabrique les pièces pour éoliennes à Cherbourg. Aussi, quand on ne fait pas importer de l’étranger, par cargos, les immenses éléments qui composent ces moulins à vent modernes, on les fait venir en camions accompagnés de toute une escorte vu la taille de ces convois exceptionnels. Que des moyens de transports connus pour être hyper écolos !
    En outre, pour que lesdits camions parviennent jusqu’au site prévu, il faut installer les infrastructures nécessaires, à savoir des routes. Du bitume, du bitume et encore du bitume.
    Enfin, pour que ces structures géantes, dont le mât peut culminer à plus de 190 m de hauteur, tiennent debout, il faut qu’elles soient solidement ancrées au sol. Le coulage d’un socle de béton armé de 15 à 20 m de diamètre pour une éolienne de 100 m de haut est donc nécessaire. Bel exemple d’artificialisation des sols !
  • leur rendement. Les éoliennes françaises tournent à puissance nominale seulement 25 % du temps en moyenne. Pour les 75 % restant, il faut donc compter sur nos bonnes vieilles centrales thermiques afin de fournir suffisamment d’électricité pour alimenter la population ou les entreprises environnantes.
    Par ailleurs, les éoliennes dépendent du vent (non ? Si si !). Quand il n’y en a pas assez, elles ne fonctionnent pas. Quand il y en a trop… elles ne fonctionnent pas non plus !
  • leur présence. Souvent installées dans des sites naturels tels que des prairies ou des collines, les éoliennes posent de nombreux problèmes niveau biodiversité : les chantiers et l’artificialisation des sols font fuir les animaux présents, oiseaux et chauves-souris meurent en percutant les pales ou en se retrouvant projetés violemment au sol par les forts courants d’air provoqués par les éoliennes…
    Côté offshore, les bruits occasionnés par les travaux d’installation des éoliennes endommageraient l’ouïe des mammifères marins et entraîneraient des modifications dans le comportement de la faune marine.
    Par ailleurs, les riverains de parcs éoliens terrestres se plaignent de nuisances sonores (bruits des pales, infrasons qui provoqueraient des migraines, etc.) en plus des nuisances visuelles.
    Sachant que le code de l’environnement impose une distance minimale de seulement 500 m entre le mât de l’éolienne et une habitation, on peut comprendre la grogne des riverains, d’autant que leurs habitations perdent de la valeur dès lors que l’éolien s’installe dans leur voisinage…
  • leur fin de vie. Une éolienne a une espérance de vie qui peut aller jusqu’à 25 ans. Quand elle meurt, on la démantèle. Mais que faire de ses pièces ? Si 90 % des composantes d’une éolienne sont recyclables, les pales, elles, posent problème : difficiles et chères à revaloriser (peu d’entreprises en sont pour le moment capables), ces pièces qui peuvent atteindre plus de 100 m de longueur, risquent d’ici quelques années de nous rester sur les bras.
    Aux USA, on ne se casse pas la tête : on les enterre. Ni vu, ni connu. Super comme solution !

En Europe, plusieurs pays ont d’ores et déjà interdit l’enfouissement de ces pales, attendant avec impatience que les technologies se développent pour permettre un recyclage plus facile de leurs composants et la mise au point de matériaux plus « écolo-friendly » pour leur fabrication.
En attendant, on ne sait toujours pas quoi faire de ces pales…

Bref, il y aurait tant à dire sur ces énergies nouvelles qui sont surtout une manière pour les politicards de faire semblant de s’intéresser à l’environnement mais qui au final posent plus de problèmes qu’elles n’en solutionnent…

Conclusion de tout ça, une fois de plus : au lieu de chercher une autre façon de produire de l’électricité, si on changeait nos habitudes ? Si on arrêtait de laisser les lumières allumées quand ce n’est pas nécessaire ? De laisser les appareils électriques en veille ? Ou les chargeurs de portables dans les prises ? (non parce que j’ai un scoop : un adaptateur inséré dans une prise de terre, même s’il n’a rien de branché à l’autre bout, continue de consommer, voilà pourquoi il chauffe) Si on éteignait la télé quand on ne la regarde pas ?

Si on utilisait de l’huile de coude au lieu de toujours compter sur les appareils électriques pour remplacer nos muscles atrophiés par trop de paresse ? (le presse-agrumes électrique, l’ouvre-boîtes électrique, le dénoyauteur électrique : pourquoi ça existe des trucs pareils ?)

Si on arrêtait de mettre des panneaux et des écrans de pubs lumineux partout ? La pub n’occupe-t-elle pas une place suffisamment importante dans notre quotidien sans qu’on ait besoin de se farcir, en plus, ces panneaux et écrans qui, non contents de gaspiller de l’électricité inutilement, constituent une pollution visuelle qui perturbe la faune nocturne urbaine ?

Nous voilà une fois de plus face à un bel exemple de logique purement humaine : d’un côté on nous serine d’arrêter de gaspiller de l’énergie et d’un autre, on nous fout des panneaux lumineux et des écrans partout juste pour… de la pub !

Après je sais bien que dans notre monde capitaliste la pub passe avant tout le reste, alors il nous reste à nous, citoyens lambda, de faire des petits efforts chacun de notre côté et de dénoyauter manuellement nos cerises.

Vous me direz, ce genre de petits efforts ne va pas révolutionner le monde. N’empêche que si on s’y mettait tous, même sans se passer complètement d’électricité façon La petite Maison dans la prairie, ça serait déjà pas mal…


Ici s’achève cette série d’articles qu’à la base j’avais plus ou moins improvisée, en mode « ça me trotte dans la tête, il faut que j’écrive un truc là-dessus », parce que j’en parle de temps en temps avec un collègue qui se sent concerné lui aussi par les problèmes environnementaux, parce que je me documente pas mal là-dessus, parce que ça fait débat en ce moment, et parce que ça m’énerve de voir ces solutions qui n’en sont pas vraiment proposées par la soi-disant élite alors qu’il suffirait déjà de modifier certaines mauvaises habitudes que nous avons prises pendant des décennies de je m’en foutisme et d’inconscience.

Pas besoin de sortir de Normal Sup ou de l’ENA pour piger ça.


Source de la top image : Pixabay

2 commentaires sur “Réflexions écolo : part four…

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