Nous netflixons, vous netflixez, ils/elles netflixent…

Voici la suite des programmes que j’ai vus récemment sur Netflix, et qui sont suffisamment captivants pour mériter que je vous en parle ici.

Si vous êtes passés à côté du début, vous pouvez le consulter en cliquant ici.

Si vous aviez déjà lu le post précédent, ne perdons pas de temps et plongeons-nous dans la suite de ma liste !

C’est partiiiiiii !!!


Behind her eyes

Dans le genre traduction merdique de titre, on trouve Behind her eyes qui en français se nomme… Mon amie Adèle.

Sans déconner, je ne sais pas qui est payé pour pondre des versions françaises de titres de séries étrangères, mais c’est parfois du grand n’importe quoi, puisque la mini-série qui nous intéresse ici aurait dû s’appeler Derrière ses yeux dans la langue de Molière (je suis sûre que la traduction québécoise est meilleure, comme souvent).

Mais pourquoi je fais tout un flan sur une simple histoire de titre mal traduit ?

Déjà, parce que je déplore le niveau d’anglais en France qui est pitoyable (chaque fois que j’entends une personne non francophone maîtriser notre langue avec un accent très peu audible, j’ai honte en repensant à Raffarin avec son « ze yes need ze no » ou à la chef Hélène Darroze avec son « we ave always ouane plète of foie gras in ze meniou »), alors que l’anglais est peut-être une des langues les plus simples au monde. Or, un titre de série traduit à l’arrache comme ça ne va pas aider à relever le niveau !

Ensuite, parce que j’ai failli passer à côté de cette mini-série anglaise parce qu’en voyant le titre, je me suis dit « oh, ça doit être une histoire d’amitié cucul la praline, pas le genre de truc qui m’intéresse… ».

Heureusement que la bande-annonce de cette série s’est lancée toute seule un jour où j’avais mis Netflix sur ma télé : la voir m’a donné envie de donner une chance à Behind her eyes !

Bref, après tout ce speech, voici le pitch (3615 Rimes pourries) : une jeune maman divorcée, secrétaire dans un cabinet psy, rencontre par hasard dans un bar son futur patron sans savoir encore qui il est. Moment de « gênance » extrême quand elle le rencontre officiellement au boulot car ils se sont embrassés dans le bar et il se trouve que monsieur est marié. En parallèle, elle fait sans le vouloir connaissance avec l’épouse et, bien malgré elle, se lie d’amitié avec cette dernière. Elle se retrouve alors dans une situation délicate et qui ne va faire qu’empirer au fur et à mesure de ses découvertes.

Cette mini-série, qui semble assez banale dans ses premiers instants, parvient vite à nous happer car on va de découvertes en découvertes mais de manière très progressive. Le suspense est donc habilement dosé : non seulement on ne s’ennuie pas mais en plus, on est obligé d’aller jusqu’au bout pour tout savoir…

Et puis cette révélation de déglingo à la fin, ohlàlà, diabolique !

Les 2 seuls bémols sont donc ce foutu titre français à 2 balles qui fait plus penser à une série AB Productions des années 90 qu’à un thriller psychologique, et, détail certes mais suffisamment énervant pour ne pas être passé sous silence, le coup du gamin qui revient du sud de la France où il a acheté comme souvenir… une Tour Eiffel en porte-clés… Autant les Français sont nuls pour parler anglais, autant les anglais ont pas l’air super au point niveau géographie française !


Dérapages

Nous voici maintenant dans une série française (donc, pas de souci de traduction pourrie de titre cette fois-ci).

Cette mini-série, menée tambour battant par un excellent Éric Cantona (qui n’a pas seulement fait carrière dans le foot ou dans les pubs pour les rasoirs féminins Bic, mais aussi dans la comédie), est inspirée d’une situation réelle vécue par des cadres de la régie publicitaire de France Télévisions en 2005.

Canto incarne donc ici Alain Delambre, ancien cadre au chômage et qui vivote à l’aide de petits boulots en entrepôts en attendant de trouver mieux. Alors que celui-ci ne pense pas retrouver un poste de cadre de sitôt à cause de son âge, il est contacté par un recruteur après avoir passé des tests. On lui fait alors miroiter une place intéressante en CDI à condition qu’il réussisse une dernière épreuve, et pas des moindres : participer à une fausse prise d’otages ayant pour but de tester la résistance des cadres de la boîte dans une situation de grand stress… Une mascarade qui ne va pas du tout lui plaire…

J’ai beaucoup aimé cette série qui dénonce les recrutements parfois inhumains pratiqués par les employeurs. De plus, la trouille du chômeur en fin de droits, je l’ai ressentie aussi, et je ne suis malheureusement pas la seule. Je suis donc bien placée pour connaître la peur qu’on éprouve à ce moment-là, à faire gaffe à chaque centime dépensé, à scruter les offres d’emplois H24 pour être sûr de ne pas passer à côté d’une opportunité, à se résigner à postuler à des JDM à mi-temps au SMIC qu’on s’était pourtant juré de ne plus jamais exercer…

Enfin, la descente aux enfers de Delambre est très bien mise en scène ici. On se rend compte jusqu’où peut aller un homme sans histoires quand il est acculé par des problèmes d’argent.

Le seul bémol que je pourrais signaler ici est que la fin nous laisse un peu sur notre faim… (3615 Jeux de mots foireux)


Tribes of Europa

Cette série allemande met en scène une Europe complètement chamboulée en 2074, après une catastrophe mondiale. Finis les États tels qu’on les connaît aujourd’hui, ils ont fait place à un monde chaotique dans lequel des tribus tentent de survivre, voire de diriger ce monde, soit en s’entraidant soit en s’affrontant…

Cette série m’a fait de l’œil dès l’annonce de sa sortie pour plusieurs raisons :

  • c’est une série allemande, or je recherche des séries d’outre-Rhin pour les regarder en VOST et « travailler » mon allemand ;
  • c’est une dystopie, et ce type de séries fait partie de mes préférés ;
  • il y a Oliver Masucci dedans ; pour ceux qui ne le savent pas, il incarnait Ulrich dans Dark, l’un de mes personnages favoris ;

source ici

  • elle a été produite par la même équipe que Dark qui est une série génialissime.

Je ne pouvais donc pas ne pas regarder la saison 1 de cette nouvelle série !

Et j’avoue que même si le côté « Mad Max » ne me branche pas plus que ça en général, j’ai quand même trouvé cette série captivante, avec le fameux Rubik’s cube du futur que beaucoup convoitent (et ça peut se comprendre quand on voit de quoi il est capable, même s’il est loin d’être aussi diaboliquement casse-tête que son ancêtre coloré des années 80).

Mais bon, il est difficile de se prononcer sur une seule saison. J’ai donc hâte de voir si la suite est aussi intéressante !


Snowpiercer

Encore une série dystopique (je vous ai dit que j’aimais ça) mais qui nous vient cette fois des USA.

Adaptée d’une bande dessinée, cette série met en scène un monde qui se retrouve complètement gelé suite à des expériences visant à ralentir le réchauffement climatique (le moins qu’on puisse dire c’est que c’est réussi… -_-).

Avant que la planète devienne totalement inhabitable, un certain Wilford a eu l’idée de construire un train composé de 1 001 wagons, genre d’arche de Noé perfectionnée sur rails destinée à accueillir un « échantillon » de l’humanité dans le but de sauver celle-ci. Ce train, qui effectue un tour du monde perpétuel, est divisé en castes et, bien sûr, ça va finir par être le gros bordel.

Remarquez, en parlant de bordel, heureusement que cette série n’est pas française, imaginez un peu les messages SNCF : « Votre attention s’il vous plaît. Le train Snowpiercer n° 12436, en provenance de Paris et à destination de nulle part, est annoncé avec un retard de 60 minutes… ».

Bref, je ne vous en dirai pas plus sur l’histoire pour ne pas spoiler, mais disons que cette série, malgré son intrigue un peu wtf au début, est de plus en plus intéressante au fil des épisodes.

En plus, dedans y a Mike O’Malley, qui jouait le père de Kurt dans Glee. Bon, la saison 2 vient de finir et j’attends toujours qu’il refasse la chorégraphie de Beyoncé sur All the single ladies, j’avoue que s’il ne la fait pas dans cette série, je risque d’être un peu déçue…

Pour l’instant, 2 saisons sont disponibles sur Netflix, mais la 3e est en cours de tournage. Que voilà une bonne nouvelle !


Alice in borderland

Pour changer des séries anglaises, norvégiennes, allemandes, américaines et j’en passe, je me suis cette fois laissée embarquer au Japon dans une histoire de dingues.

Adaptation télévisée d’un manga, Alice in borderland nous montre comment 3 potes un peu geeks, Arisu, Chota et Karube, tentent de survivre en remportant des épreuves toutes plus sadiques les unes que les autres dans un Tokyo à 1re vue vidé de ses habitants en une fraction de seconde. Au fil de leurs découvertes, ils vont vite comprendre qu’ils ne sont pas les seuls à se retrouver piégés dans ce qui est devenu une véritable salle de jeux à taille humaine.

Pour l’instant, seule la 1re saison est disponible sur Netflix, et quelle saison ! Franchement, je ne vois aucun point négatif concernant cette série, elle est hyper captivante, elle fait passer le téléspectateur par des émotions variées mais toujours fortes !

La cruauté des épreuves obligeant les protagonistes à prendre des décisions horribles, à faire des sacrifices inimaginables, rappelle un peu les films Saw.

source ici

Ajoutez-y un petit côté Cube pour les épreuves faisant appel à la logique et à la réflexion, une pincée de bas instincts humains qui ne sont jamais loin quelles que soient les circonstances (bon ça, on en trouve dans tous les films), agitez bien et vous obtiendrez une série dont vous n’arriverez plus à vous déscotcher !


Et voilà, 5 nouvelles séries à vous mettre sous la dent !

Vous avez vu comme je suis généreuse avec vous ?

(ou plutôt comme je suis capable de blablater sur des lignes et des lignes à propos de séries télé juste histoire de publier un nouvel article sur mon blog ?)

Faut l’faire, hein ?


NB : je n’ai pas retrouvé la source de la top image que j’ai dans mes fichiers depuis un bon moment déjà… Oupsi !

12 commentaires sur “Nous netflixons, vous netflixez, ils/elles netflixent…

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      1. c’est vrai que le début est bof, ça m’a fait un peu le même effet, mais la série devient de plus en plus intéressante au fil des épisodes, il ne faut pas s’arrêter à l’enquête policière qui n’est qu’un prétexte pour « amener » la suite des événements…

        J’aime

    1. Beaucoup en disent du bien, je le regarderai sans doute un jour ou l’autre, mais je trouve que le format série n’est pas mal pour Snowpiercer car il permet à la révolte de continuer de gronder même quand elle semble apaisée… C’est pas demain que tout rentrera dans l’ordre dans ce train ! 😉

      Aimé par 1 personne

      1. On m’avait conseillé « Behind her eyes » donc je l’ai regardée… J’avais pas trop accroché au début, mais j’ai bien aimé avec un final… très surprenant!

        Aimé par 1 personne

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