Je netflixe, tu netflixes, il/elle/on netflixe…

Voilà longtemps que je ne vous avais pas proposé, sur Mon p’tit nid, de chronique sur les programmes que j’ai vus récemment sur Netflix. Autrement dit : ça faisait un bail que je ne vous avais pas gonflés avec ça et ça ne vous manquait pas.

Tant pis pour vous, je le fais quand même !

J’ai donc eu le loisir de découvrir pas mal de choses intéressantes sur la plateforme de streaming payant, dont certaines qui mériteraient d’être un peu (voire carrément) plus mises en lumière, plutôt que de rester dans l’ombre au profit de séries dont on nous rebat les oreilles et qui sont pourtant parfois, à mon sens du moins, surcotées.


Okkupert (Occupied)

Welcome to the seaside, it’s been occupied…

Mon lectorat le plus assidu le sait maintenant, je m’intéresse beaucoup à la Norvège, et petit à petit je me rends compte que ce n’est pas seulement une terre qui nous a offert un super groupe de pop-rock (coucou Pål, Mags et Morten) et qui nous subjugue avec ses paysages magnifiques et ses aurores boréales : c’est aussi un pays dans lequel des séries vraiment passionnantes voient le jour.

Je vous avais déjà parlé de Hjem til Jul, me revoici avec Okkupert, dont, faut-il le préciser, le synopsis n’a absolument rien à voir avec celui des aventures de Johanne, même si on retrouve ici un acteur de la série de Noël, Oddgeir Thune.

Ici, nous sommes dans une Norvège dystopique : suite à la décision du gouvernement norvégien d’arrêter totalement la production de pétrole et de gaz naturel pour n’exploiter plus que du thorium, énergie renouvelable, le Premier ministre se voit victime d’un chantage et d’une pression terribles de la part des voisins européens pour reprendre la production de ces énergies fossiles, l’Europe n’étant en effet pas prête à renoncer aux exportations énergétiques norvégiennes dont elle est dépendante.

Des russes (ouvriers et soldats) arrivent alors dans le pays pour assurer et surveiller la reprise de la production de pétrole et de gaz norvégiens. Les habitants ont donc de plus en plus l’impression que leur pays est occupé, d’où le titre de la série.

Organisation de la résistance, scission au sein du peuple norvégien, magouilles, pressions, enjeux géopolitiques, morts suspectes, tout s’enchaîne alors à un rythme haletant, et ce jusqu’aux derniers instants de la saison 3, faisant regretter aux téléspectateurs qu’il n’y en ait pas de 4e…


Norsemen

Restons en Norvège mais cette fois-ci, explorons-en son passé avec les vikings déjantés de Norsemen.

Nous voici en 790 dans le village de Norheim, où nous suivons donc les péripéties de vikings menés par leur chef, Olav.

Le quotidien parfois violent de ces guerriers (meurtres sanglants, esclavage, punitions cruelles, viols…) est montré sans tabou, mais il est habilement contrecarré par un humour très Monty Python.

Par ailleurs, certaines problématiques sont très contemporaines (Rufus qui rêve de devenir une star, Orm qui cache à peine son homosexualité, etc.), ce qui amène un décalage humoristique très justement dosé.

Enfin, on a un petit goût de Kaamelott avec certains guerriers débiles qui entourent les chefs les plus avisés ou les plus cruels…

Bref, cette série a tout pour me plaire, mais elle semble malheureusement s’arrêter à la fin de sa 3e saison, et c’est franchement dommage car c’est typiquement le genre de programme qui peut durer longtemps.

Petit bémol concernant sa diffusion sur Netflix : seule la version anglophone est disponible, impossible donc de regarder cette série dans sa véritable langue d’origine… Et ça Netflix, c’est pas classe du tout !


Scène de crime : la disparue du Cecil Hotel

Pour changer des séries, voici un documentaire que j’ai regardé qui relate l’enquête menée sur la mort mystérieuse d’une jeune touriste canadienne, Elisa Lam, qui a séjourné dans cet hôtel glauque de Los Angeles et dont le corps a été retrouvé dans la citerne d’eau de l’établissement.

Alors, l’enquête policière (j’ai bien dit policière) en elle-même est intéressante, mais par contre, la partie sur les avis des « pseudo-enquêteurs » des réseaux sociaux n’apporte rien d’autre que la preuve, s’il en était besoin, que les influenceurs à la mords-moi le zob feraient mieux de fermer leurs gueules avant de balancer leurs conclusions hâtives sur le net sans penser aux conséquences (un chanteur accusé à tort par ces pignoufs a reçu des menaces et des messages haineux alors qu’il n’était même pas présent dans l’hôtel au moment des faits…).

De plus, je trouve que le documentaire donne l’impression de faire tout un flan d’une banale affaire, puisqu’au final la nana… non, je vais pas spoiler des fois que certain(e)s d’entre vous souhaitent voir ce programme…

Bref, mon avis : bof…


Unsolved (saison 1)

Mélange de documentaire et de série, Unsolved reprend des enquêtes sur des faits réels mais de manière fictionnelle.

Je sais pas si c’est clair pour vous, mais concrètement, la saison 1 s’intéresse aux 2 rappeurs américains devenus légendes : 2Pac et Notorious BIG.

On voit donc une bande de flics reprendre l’enquête sur l’assassinat de Biggie et, du coup, faire également des recherches sur celui de 2Pac, les morts des 2 ex-amis étant liées.

Mais il ne s’agit pas d’une véritable enquête puisqu’à ce jour, ces 2 crimes restent irrésolus alors que dans Unsolved, les enquêteurs finissent par trouver les coupables.

J’ai été très agréablement surprise par cette série : au départ je l’ai regardée par curiosité, et finalement je me suis retrouvée en plein bingewatching, scotchée à mon écran de télé comme une mouche sur du papier collant.

J’ai vraiment trouvé intéressant le parallèle avec l’enquête menée par le flic dans les années 90. De plus, à l’époque j’étais ado, et j’écoutais peu de rap, je ne savais donc pas vraiment ce qu’il se passait à l’époque outre-Atlantique entre East Coast et West Coast. J’ai donc appris ici avec précision le contexte des 2 assassinats et les tenants et aboutissants de toute cette affaire.

Enfin, j’étais contente de retrouver des acteurs de séries que j’aime dans Unsolved : Aisha Hinds (9-1-1…), Donald Faison (Scrubs…), Aja Naomi King (How to get away with murder…).

Bref, si vous voulez en savoir plus sur cette sombre histoire qui a entaché le monde de la musique dans les années 90, je vous conseille vivement la saison 1 de Unsolved !


Voilà déjà 4 programmes à vous mettre sous la dent si vous vous ennuyez ou si vous ne savez pas comment rentabiliser votre abonnement Netflix.

Ne me remerciez pas, c’est trop pour une personne aussi modeste que moi…


Source de la top image : https://www.buzzfeed.com/jessicamisener/proud-parasite

18 commentaires sur “Je netflixe, tu netflixes, il/elle/on netflixe…

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    1. de rien pour Better call Saul 😉
      en général, les séries scandinaves qui passent sur Arte atterrissent sur Netflix (ce fut le cas d’Okkupert), donc peut-être que Bron fera de même…

      J’aime

      1. Une série intéressante, qui relate diverses relations entre sorci-ères-ers, démons et vampires avec une trame (bien évidemment Rhôôôôô) de Love Story au travers des siècles….
        Sinon, je viens de penser à toi à propos des gifs… je sais que tu as une bonne base, mais je suis abonné à un blog sans intérêt mais qui est très drôle pour ses gifs téléchargeables….: https://gerdesilets.wordpress.com (made in Québec!!!!)

        Aimé par 1 personne

      2. Moi non plus, pas davantage que le Fantastique-Horreur-SF…. mais une personne m’a convaincu, et j’ai été conquis, bien filmé, beaux environnements et quelques bon-n-es comédien-ne-s….

        Aimé par 1 personne

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