Keep on sowing…

… Keep on gardening
One fine day I’m gonna be the one
To make you understand
Oh yeah
I’m gonna have some plants…

Donc, comme l’indique le titre de mon article, détournement lamentable d’un tube de The Spencer Davis group, je continue mes semis.

Vous vous souvenez sûrement que dans mon article « jardinage » précédent (à moins de vous être endormis avant d’avoir fini de le lire parce que vous l’avez trouvé trop barbant, ce que je peux comprendre), je vous expliquais comment j’avais réalisé mes semis en intérieur (tomates, poivrons, choux romanesco et poireaux) quelques semaines après avoir planté mon ail rose au jardin.

Il est donc temps de vous faire un bilan à mi-parcours de ces semis et plantations et de vous parler des autres semis que j’ai effectués…

Ça va, commencez pas à bailler !

L’ail rose

Sur les 7 caïeux que j’ai plantés en pleine terre le 17 février, 7 ont poussé.

Une belle réussite, malgré plusieurs épisodes de froid et les intempéries que mon ail a subi (il a même bien neigé la semaine dernière !).

Mais bon, j’ai encore le temps de voir pousser mon ail avant de pouvoir récolter les gousses (pas avant juin d’après ce que j’ai lu) !

Tomates et poivrons

Semées le 10 mars, mes graines de tomates ont rapidement poussé. J’ai donc retiré mes plants nouveau-nés de la mini-serre, ils poussent maintenant sur le bord (intérieur) de ma fenêtre où ils sont exposés au soleil. Leurs vraies feuilles commencent à sortir, je les repiquerai donc bientôt dans des pots individuels plus grands.

Les vieilles graines de poivrons n’ont quant à elles rien donné, comme je m’y attendais. J’en ai donc racheté des nouvelles que j’ai semées dans ma mini-serre le 24 mars, et 4 jours plus tard j’ai 2 graines qui germent, youpi !

Je vais donc peut-être enfin réussir à faire pousser des poivrons !

Choux romanesco et poireaux

Je suis contente car tous mes semis inédits que j’ai faits le 13 mars ont donné quelque chose !

Par conséquent, eux aussi se sont retrouvés sur le bord de ma fenêtre à côté de leurs copines tomates (à l’exception d’un godet de poireaux et d’un godet de choux qui sont sortis de terre plus récemment et sont donc encore en mini-serre, mais ils ne vont pas tarder à sortir de cette pouponnière eux aussi pour rejoindre les autres jeunes plants), en attendant leur futur repiquage dans des contenants plus grands avant que ça devienne le bordel dans les godets.

Je suis contente du rendement de mes semis cette année, car pas un godet ne reste désespérément vide (à voir si les poivrons prennent le même chemin).

Carottes et radis

Hier*, la météo ayant enfin décidé de se radoucir, j’ai effectué mes semis en pleine terre de radis et de carottes.

J’ai donc semé au potager 2 lignes de carottes Chantenay à cœur rouge 2 et de radis Flamboyant 5.

J’avais choisi cette variété de carottes car, à l’époque où j’avais voulu tenter de cultiver ces délicieux légumes racines pour la 1re fois (souvenez-vous), je faisais mes semis en carrés potagers. Ayant donc moins de profondeur qu’en pleine terre, j’avais acheté des graines de Chantenay à cœur rouge qui sont une variété de carottes mi-longues.

Malheureusement, cette 1re tentative n’avait absolument rien donné (je soupçonne fortement les fourmis d’avoir piqué mes graines, il paraît qu’elles sont très friandes de leur goût sucré). Je ne peux pas les blâmer, c’est un peu comme si on me mettait dans le jardin une tablette de chocolat L’Atelier de Nestlé : comment résister à la tentation ???

Les fourmis après avoir bouffé mes graines…

Les radis ont quant à eux très bien fonctionné l’année dernière, j’espère donc de bons résultats encore cette année (on ne change pas une plante qui marche !).


*Article rédigé le 28/03/21


Les semis en pleine terre

Il est temps de vous faire un topo pour vous expliquer comment j’ai procédé pour effectuer ces semis de carottes et de radis en pleine terre.

Partez pas, ça va être intéressant (ou pas) !

Il faut savoir que si certains légumes nécessitent, dans les régions où le printemps peut être frais, d’être semés en intérieur avant d’être repiqués en pleine terre quand le sol s’est bien réchauffé (comme je l’ai fait avec les tomates, poivrons, choux et poireaux, mais vous pourrez trouver une liste plus complète sur le net, comme ce tableau sur le blog du Jardinier paresseux), d’autres n’aiment pas le repiquage et doivent donc être semés directement en place (la plupart des légumes racines sont concernés).

Carottes et radis étant des légumes racines, vous comprenez donc pourquoi je les sème directement dans mon coin potager, au risque de me faire dévaliser mes graines par des colonies myrmécéennes friandes de sucre avant même de voir quoi que ce soit pousser…

Des graines de carottes ? Où ça ???

Étape 1 – Choisir l’endroit idéal

La carotte aime les expositions ensoleillées, et ses fanes apporteront l’ombre suffisante aux radis qui, eux, apprécient d’être à mi-ombre quand les températures augmentent.

Mon coin potager n’est pas énorme mais il est plutôt bien exposé. Aucun problème donc de ce côté-là.

Par ailleurs, j’avais déjà prévu l’emplacement de tous mes futurs plants en tenant compte des bonnes relations de voisinage de chacun. J’ai même fait un petit schéma et tout…

Les carottes se plaisent à côté des alliacées, car chacune de ces plantes éloigne la mouche de l’autre : l’ail fait fuir la mouche de la carotte, tandis que la carotte chasse la mouche de l’oignon qui s’attaque aussi à l’ail. Une belle complémentarité au jardin !

En conclusion, l’endroit où semer mes graines de carottes et de radis ne fut pas difficile à trouver : à côté de l’ail.

Étape 2 – Préparer la terre

Quand on sème en place, il faut bien sûr avant tout préparer la terre qui va accueillir nos petites graines.

Si certains s’y prennent longtemps à l’avance (ajout de compost, de déchets végétaux, etc.), personnellement je fais ça plus ou moins au dernier moment — traduction : le jour même (je sais que ma méthode pourrait faire bondir les jardiniers confirmés mais elle a fonctionné pour les mâches et les radis l’année dernière donc même si ce n’est peut-être pas la meilleure façon de procéder, pour le moment je m’y tiens).

Oh ça va, respirez un coup…

Je gratte donc la terre avec ma mini-griffe qui aide à bien déraciner les mauvaises herbes et défaire les mottes.

Puis je m’arme de ma mini-serfouette (si c’est bien là son véritable nom) et je gratte plus en profondeur.

Je récupère la terre que je passe ensuite au tamis (qui est en fait un truc pour faire du sable doux et appartenait à ma fille quand elle était petite — comme quoi il faut toujours réfléchir avant de donner les jouets que nos gamins délaissent, certains peuvent s’avérer utiles pour nos loisirs d’adultes) pour en enlever les cailloux et débris trop gros (qu’on appelait les « cacahuètes » quand on était gosses et qu’on jouait aux marchands de sable doux).

Il faut savoir que les légumes racines préfèrent une terre sableuse sans aucun caillou qui pourrait les empêcher de pousser correctement. Certains ajoutent même du sable à leur terre avant de semer les graines de carottes.

Les graines de carottes

Une fois que j’ai fini de gratter et trier la terre sur une profondeur satisfaisante, je mélange le « sable doux » obtenu avec du terreau universel et un peu de marc de café.

Je remplis ensuite ma petite tranchée avec cette terre enrichie, que j’arrose copieusement pour bien l’humidifier.

Étape 3 – Préparer les graines

Il est recommandé sur tous les sites que j’ai consultés de mélanger les graines de carottes aux graines de radis avant de semer, ce qui facilite l’éclaircissage des plants par la suite (en supposant que quelque chose pousse — pas beaucoup de doutes pour les radis mais je reste méfiante quant aux carottes, rapport aux fourmis, toussa toussa).

En bon élève que je suis, c’est donc ce que j’ai fait. J’ai même mélangé ces 2 types de graines à du marc de café sec car déjà, moi et le marc de café, vous commencez à connaître la chanson, mais aussi, j’ai lu à plusieurs reprises que cette poudre magique éloignait certains parasites comme la mouche de la carotte, en plus de repousser les fourmis. De plus, le marc sec mélangé aux graines facilite le semis : il suffit de saupoudrer le mélange obtenu le long de la tranchée nouvellement remplie.

Étape 4 – Semer et arroser

Le moment de semer les graines est venu. Comme dit plus haut, il faut donc saupoudrer le mélange graines de radis – graines de carottes – marc sec dans le sable doux qui remplit la tranchée, en essayant de répartir au mieux ledit mélange.

Ensuite, on recouvre nos graines d’une très fine couche de terre ou de terreau (perso je mets un peu des 2), puis on tasse pour être sûr que les graines sont suffisamment recouvertes sans l’être trop profondément.

Enfin, il ne reste plus qu’à arroser (beaucoup si on a zappé l’étape d’arrosage du sable doux, moyennement si on l’a fait) avec un arrosoir muni d’un pommeau, de façon à doucher la terre en pluie fine et à ne donc pas risquer de déplacer, voire de déterrer les graines à cause d’un jet trop fort.

Faites prendre une douche légère à vos graines…

Il ne vous reste plus qu’à étiqueter (je n’ai pas de recette magique pour ça, car les étiquettes que je fabrique finissent toujours par s’effacer avec la pluie…), veiller à ce que la terre reste humide jusqu’à la levée, et éventuellement mettre un voile anti-insectes pour prévenir les invasions de bestioles qui pourraient s’en prendre à vos légumes racines.


Voilà pour ce point jardinage plutôt positif jusque-là, maintenant croisons les doigts pour que j’arrive enfin à faire pousser des carottes et des poivrons !


Tradition…


Source de la top image et des bannières : Pixabay

2 commentaires sur “Keep on sowing…

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