Mes « series awards »

Même si c’est un peu la dèche ces derniers temps sur Netflix, j’ai quand même eu l’occasion de découvrir quelques séries intéressantes, histoire de divertir mon cerveau de sériephile torturée.

Et comme je suis généreuse, je vais partager avec vous mes découvertes parce que je trouve que dans la vie, c’est important de partager avec autrui et de s’aimer les uns les autres !

(en fait c’est même pas vrai, j’avais juste envie d’écrire alors je me suis dit « pourquoi pas là-dessus ? »)

J’ai donc décidé de décerner des « awards » pour chaque série découverte, selon des catégories pas du tout fantaisistes.

Le prix de la plus grosse frustration

Away : la guerre froide des étoiles ?

Away raconte l’histoire de la commandante Emma Green, astronaute, qui part en mission pour Mars avec son équipe composée de personnes de différentes nationalités. Elle laisse ainsi sur Terre, outre ses amis, son mari qui a des problèmes de santé et sa fille qui commence à faire sa crise d’ado rebelle en mode « j’écoute pas mes parents ».

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Moi qui suis passionnée d’astronomie, je ne pouvais pas passer à côté de cette série dont j’ai regardé la saison 1 très rapidement. J’ai beaucoup aimé les décors magnifiques et le jeu des acteurs. De plus, les flashbacks qui nous en apprennent plus sur chaque astronaute me rappellent ceux qu’on avait dans Lost, car ils nous permettent de comprendre peu à peu le caractère et les agissements des membres de l’équipage.

boringPar contre, je trouve qu’il y a trop de moments « mous » dans certains épisodes, ce qui les rend particulièrement chiants et pourraient donner envie de lâcher la série en cours de route, ce que j’ai d’ailleurs failli faire dès les 1ers épisodes mais pour une autre raison : le sempiternel schéma de guerre froide entre le Russe et la Chinoise d’un côté et l’Américaine de l’autre qui m’a gavée. Heureusement que ça ne dure pas et que cette rivalité entre Est et Ouest s’atténue vite au fil des épisodes ! Enfin, les pépins qui tombent sur le coin de la tronche des astronautes sont trop vite résolus, dommage car ils donnent lieu à des scènes spectaculaires ! Mais bon, même dans On a marché sur la Lune les personnages galèrent plus donc niveau suspense, c’est un peu raté pour Away car le soufflet retombe trop vite…

Bref c’est quand même une série à regarder !

Mais alors, pourquoi a-t-elle remporté le prix de la plus grosse frustration ? Tout simplement parce que Netflix a annoncé qu’il n’y aurait pas de saison 2, alors que la saison 1 se finissait vraiment en beauté et qu’on avait tous hâte de voir la suite !

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Le prix du paradoxe

The queen’s gambit : une série qui se « mat » facilement

Non, je ne m’excuserai pas pour ce jeu de mots pourri !

The queen’s gambit, c’est l’histoire d’Elisabeth Harmon, une orpheline qui se prend de passion pour les échecs, pour lesquels elle a un véritable don, grâce au concierge de l’orphelinat qui lui apprend les règles élémentaires du jeu. Elle va peu à peu devenir une championne malgré ses addictions que sa volonté lui permettra semble-t-il de surmonter.

Cette série se déroule dans les années 60, et les décors sont vraiment réussis car on s’y croirait. On a l’impression de grandir avec Beth, d’évoluer avec elle, et de souffrir avec elle quand elle souffre.

whyyyy

Bref, on se prend facilement au jeu et on se surprend même à l’encourager intérieurement à chacune de ses parties d’échecs.

Alors pourquoi un prix du paradoxe concernant cette série ? Car de base, les échecs, c’est vraiment pas le truc qui me passionne. Et puis, comme tout le monde encensait cette série, j’avoue que ça m’a un peu refroidie car il m’est arrivée d’être déçue par des séries que pourtant, tout le monde semblait trouver géniales.

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Or, j’ai quand même décidé de la visionner car je ne trouvais rien d’autre à regarder d’inédit sur Netflix, et je ne suis vraiment pas déçue : le fait de ne pas s’intéresser aux échecs n’est absolument pas un obstacle. Je vous avoue qu’il y a des moments, quand ils parlaient « défense sicilienne machin truc », j’étais complètement larguée, mais malgré ça, j’étais plongée dans l’histoire, car The queen’s gambit, ce n’est pas juste l’histoire d’une nana qui joue aux échecs, c’est l’histoire d’un accomplissement.

Je ne peux donc que vous conseiller d’y jeter un œil…

Le prix de la nostalgie

High score : sympathique retour en enfance

High score est une série documentaire consacrée à l’histoire des jeux vidéos.

Et moi et le retrogaming, c’est une belle histoire d’amour…

C’est donc avec beaucoup de plaisir et de nostalgie que j’ai regardé High score, apprenant comment des jeux mythiques comme Asteroids ou Space Invaders ont été créés, revoyant des images de Sonic et de Mario, etc.

mariones

J’ai d’ailleurs été envoûtée dès le générique qui reprend les graphismes des jeux des années 80 avec des pixels bien voyants et tellement caractéristiques des consoles 8 bits qui ont bercé mon enfance…

J’ai cependant un reproche à faire à cette série, et pas des moindres : à aucun moment la Master System n’est mentionnée, comme si elle n’avait jamais existé ! Alors qu’elle a fait peur à Nintendo à l’époque, concurrençant sérieusement la NES ! C’est donc un gros point noir car pour moi, la Master, avec sa mascotte Alex Kidd, est et reste une incontournable !

Alex Kidd 18

Mais malgré ça, High score reste très intéressante à regarder donc n’hésitez pas si vous aimez les jeux vidéo !

Le prix de la meilleure surprise

Hjem til Jul (rien à voir avec le pseudo-chanteur)

J’ai découvert l’existence de cette série grâce à la blogosphère sur laquelle j’ai lu des critiques positives concernant les aventures de Johanne et de son entourage.

Pourtant, moi de base, les trucs de Noël à la télé, euh…

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Mais franchement, je ne regrette pas d’avoir laissé une chance à cette série, norvégienne qui plus est, car elle s’est révélée fort sympathique !

Donc, oui, c’est une série qui parle de Noël, mais non, elle n’a rien à voir avec les soupes niaises aux scénarios calqués les uns sur les autres que nous servent les chaînes de télé en fin d’année (et aussi pendant le confinement — you-pi…).

lisa

Hjem til Jul (= À la maison pour Noël), c’est l’histoire d’une héroïne parfois maladroite, parfois mal polie, parfois malmenée sur le plan sentimental, mais tellement humaine, c’est un peu une Bridget Jones nordique du XXIe siècle, en laquelle on se reconnaît forcément, d’autant que Johanne, à la différence de ses « consœurs » anglophones, ne bosse ni chez un éditeur, ni dans un journal, ni dans une librairie, eh non, elle est infirmière, ce qui donne un côté encore plus réaliste à cette série*…

Et tout cela se déroule sur fond de décor norvégien, avec neige (et là c’est pas un cliché, parce qu’il est rare qu’il ne neige pas à cette période de l’année en Norvège), décorations lumineuses et traditions de Noël.

Et bien sûr, cette série se regarde obligatoirement en VOST, afin de découvrir cette langue nordique si particulière (j’adore comment ils se disent « joyeux Noël », ça donne un truc du style « gouyoul », c’est juste… magique…) et si rarement entendue par nos contrées latines et réfractaires à toute langue étrangère…


*Oui je sais, « mais toi tu bosses bien dans une maison d’édition, et pis d’ailleurs tu t’en plains bien assez comme ça, gnagnagna… » mais je suis dans une maison d’édition juridique qui traite de droit public, avouons que c’est quand même carrément moins glamour que de taffer pour un magazine féminin ou dans une boutique de livres anciens…


Et les autres ?

Voici plusieurs séries nominées mais non primées :

Ratched et Clank (j’ai pas pu m’en empêcher, désolée) : une série intéressante, des décors somptueux, un geoffreycasting de rêve (trop contente de revoir Joseph Marcell, LE Geoffrey du Prince de Bel’Air, dans une série télé), mais je suis restée un peu sur ma faim car je m’attendais à plus extrême. J’ai donc hâte de voir la suite pour savoir si la série va évoluer dans le bon sens !

The haunting of Bly Manor : il s’agit de la saison qui suit The haunting of Hill House. Même si cette saison s’est montrée divertissante, elle ne m’a pas autant captivée que la précédente que j’avais trouvée beaucoup plus palpitante. Bref, ça m’a fait l’effet d’un pétard mouillé et c’est bien dommage…

****

La cérémonie des Series awards touche à sa fin, j’espère qu’elle vous aura donné envie de découvrir certaines des séries primées !


Source de la top image : https://gfycat.com/discover/oscar-award-gifs

2 commentaires sur “Mes « series awards »

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  1. Le jeu de la dame (en français) est une évidence. Personnellement j’ai aussi beaucoup aimé Unorthodox. Que je te conseille vivement. Parce que c’est bien. Voilà. C’est tout. Bises. Christophe

    Aimé par 2 personnes

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