Mais d’aventure en aventure…

… De train en train, de port en port…

Dans mon cas, les paroles qui conviendraient seraient plutôt :

… D’administration en administration, de galère en galère…

Je vous jure, franchement, il y aurait de quoi faire une saga, ou mieux, une série en BD de toutes les mésaventures administratives qui me tombent sur le coin de la tronche…

Mais malheureusement je ne suis pas hyper douée en BD, il suffit de jeter un œil à celle que j’avais faite quand j’étais gamine, du grand n’importe quoi art* !


*Pour vous la faire courte, ça racontait l’histoire de 3 ratés un peu concons qui se retrouvaient super-héros du jour au lendemain ; l’un avait un costume d’abeille, l’autre d’araignée et le 3e de ver de terre. Leur « meneur » était un petit bonhomme bâton dénommé… Jesse Ouipétit. Eh oui, c’était débile, et tellement mal dessiné…


Bref, pour en revenir aux déboires qui nous intéressent ici, si je remonte un an en arrière, entre mon déménagement…

… cette foutue histoire de bagnole…

… la banque qui a décidé de s’y mettre à son tour…

… je pensais avoir eu mon compte, mais non !

Alors, qui c’est-y comme service public qui m’a fait des misères cette fois-ci ?

Pour le savoir, cliquez ci-dessous :

Eh oui, les Finances publiques !

Il fallait bien que je les ajoute à mon palmarès, quoiqu’ils n’en sont pas à leur coup d’essai niveau boulettes avec moi, comme je l’expliquais dans un vieux post (preuve que ma poisse administrative ne date pas d’hier)…

Mais voilà sans plus attendre ce qui m’est arrivé récemment avec ces chères Finances Publiques.

Un appel inattendu…

Tout a commencé à l’époque où je dirigeais une expérience de voyages dans le temps appelée « Code Quantum » avec un coup de fil de la personne qui habite actuellement à notre ancienne adresse et qui, heureusement, avait conservé nos coordonnées.

Il nous explique avoir reçu dans sa boîte aux lettres un courrier, estampillé Finances Publiques, à mon nom.

Et là, direct, je me suis dit « qu’est-ce qui se passe encore ? »

Parce que bon, quand on reçoit une lettre des impôts qu’on n’attend pas, qui plus est à une ancienne adresse, il y a forcément une couille dans le pâté.

Quoi qu’il en soit, heureusement qu’on habite pas loin de notre ancien logement (en fait on est sur la même commune, mais pas dans le même morceau — oui, ma commune est morcelée, un vrai puzzle pas fini). On a donc pu récupérer le courrier rapidement.

Facture ou courrier de rappel ?

Quand j’ouvre le courrier, je suis soulagée de constater qu’il ne s’agit que d’un paiement concernant l’école de musique pour les cours de piano de la petite, même si je me demande toujours pourquoi il n’est pas à ma nouvelle adresse, alors que mes coordonnées sont à jour auprès de l’école en question depuis mon déménagement.

Par contre ce courrier ressemble étrangement à un rappel de facture, alors que je n’ai reçu aucune facture lui correspondant. Mais si c’est bien un rappel, ça ne m’étonne pas plus que ça : ils nous ont déjà fait le coup pour des factures de cantine de la petite, alors…

Eh oui, les conneries des administrations c’est comme tout : à force d’y être confronté, on finit par s’y habituer…

Un mail…

Cette histoire d’adresse m’agace : le problème risque de se reproduire si je ne règle pas ça rapidement, et puis, le locataire qui nous « remplace » a beau être gentil, il n’est pas mon préposé au courrier !

Je décide donc d’informer l’école de musique de ce courrier que j’ai reçu.

Le directeur m’explique que c’est bizarre car ma nouvelle adresse est bien à jour auprès d’eux !

Donc il y a effectivement un couac quelque part (#TraduisonsLes : un fonctionnaire de l’administration a merdé. Comme c’est étonnant que ça tombe sur moi une fois de plus…).

Le directeur fait donc part de mon problème à un mec qui visiblement bosse au budget de la mairie (j’en suis pas sûre, nous n’avons pas été présentés) qui m’indique que je dois appeler le centre des finances publiques de mon bled pour régler ce problème.

Youpi, moi qui adore téléphoner…

Des tentatives de contact infructueuses…

Je me fais donc violence pour téléphoner au numéro indiqué.

Je tombe directement sur un message enregistré qui énumère d’un ton las les jours et horaires d’ouverture.

Je suis vraiment idiote, moi, de m’être imaginée qu’un service public serait ouvert un mercredi après-midi !

Alors que le répondeur m’indique clairement que ce service fait déjà l’immense effort d’être ouvert le matin les lundis, mardis, jeudis et vendredis. Ils ne vont pas non plus se rendre disponibles au public les après-midis, non mais oh ! Et pourquoi pas les mercredis, pendant qu’on y est ???

C’est alors que je décide carrément de me rendre sur place. Ainsi, non seulement je pourrai éclaircir cette situation, mais en plus je paierai directement sur place par carte bancaire, comme indiqué sur le rappel que j’ai reçu.

En temps normal, ç’aurait été compliqué pour moi d’y aller étant donné que les plages horaires extrêmement larges qu’offrent les finances publiques à leurs usagers tombent pendant mes heures de boulot. C’est bête hein ?

Mais fort heureusement, je suis en télétravail plusieurs jours par semaine, y compris le vendredi.

Je pourrai donc y aller le vendredi, il me suffira de décaler ma pause méridienne à 12h au lieu de 12h30 et d’en prévenir les collègues, et sachant qu’il me suffit de quelques minutes pour me rendre sur place et que les finances publiques ferment à 13h…

Arrive vendredi, je prépare tout ce qu’il me faut à l’avance (courrier, attestation de déplacement qui ne va servir à rien vu qu’il y a jamais de flics mais bon, on sait jamais, il suffit d’une fois…), pour pouvoir partir dès midi en voiture (je pourrais y aller à pied mais n’ayant qu’une heure de pause, je ne souhaite pas perdre une minute, c’est qu’il faut que je mange, moi, après ! Je ne vais pas sacrifier la sacralité d’un repas parce qu’un(e) énième incompétent(e) qui bosse dans une administration a fait une connerie !).

En 5 minutes, me voilà donc sur place.

Le bâtiment est en vue, mais alors que je m’en approche, un mauvais pressentiment s’empare de moi : l’endroit me semble bien silencieux pour une administration aux horaires hyper restreints.

Je m’approche de l’entrée et c’est là que je vois la feuille scotchée à la porte sur laquelle est écrit au marqueur :

« Nous sommes fermés au public les mardis et vendredis ».

C’est. Pas. Possible.

Je peux pas avoir décalé mon heure de pause pour rien !

Je peux quand même pas être poissarde à ce point !!!

Inutile de rester là à rager après eux.

Ils se disent « fermés au public » mais peut-être bossent-ils quand même, comme le font parfois certaines administrations pour avancer sur les dossiers en retard ?

Je me dépêche donc de rentrer chez moi pour tenter à nouveau de les appeler, dans l’espoir que cette histoire soit réglée aujourd’hui même.

Il n’est même pas encore 12h30, ils ferment dans plus d’1/2 h (enfin, s’ils sont vraiment ouverts). Ils n’ont donc aucune raison de ne pas répondre au téléphone, n’est-ce pas ?

Ah ben si… Je ne sais pas s’ils étaient vraiment ouverts (sans être ouverts au public) ou s’ils étaient en fait fermés, toujours est-il que je n’ai pas réussi à les joindre : j’ai été mise en attente de longues minutes puis ça a raccroché. J’ai retenté le coup 2 fois, et les 2 fois j’ai eu droit au même scénario.

Donc si on résume cette journée hautement fructueuse, j’ai modifié mes horaires de boulot (ce qui n’est pas donné à tout le monde), je me suis déplacée, j’ai téléphoné plusieurs fois… tout ça pour rien !

Retenter le téléphone…

Nous voilà lundi, je retente le coup de fil (parce que bon, je vais pas m’amuser à déplacer ma pause pour aller crapahuter tous les 4 matins !).

Après plusieurs essais infructueux lors desquels ça sonne carrément occupé, j’arrive enfin à avoir un être humain pour me répondre !

Et quel être humain ! Une nana aimable comme une porte de prison qui me dit d’un air « mais elle a rien compris cette conne » : « Ah mais c’est pas un rappel de paiement que vous avez reçu, c’est bien une facture ! »

Je lui réponds que je pensais qu’une facture serait à l’en-tête de l’école de musique (bref, autre chose qu’un papier noir et blanc estampillé « Finances publiques » avec un tableau récapitulatif des sommes à payer et qui, pour moi, ressemble fortement à un rappel de facture). Elle me fait, comme si c’était l’évidence même et qu’il fallait vraiment être teubé pour ne pas savoir ça : « L’émetteur c’est la mairie donc c’est normal que ça soit comme ça ! » (la mairie peut pas mettre son en-tête sur les factures, sérieux ??? Ça serait quand même plus clair !).

Bref, 1re « bizarrerie » réglée. Passons à la 2e : mon adresse qui n’est pas bonne.

La bonne femme : « Mais si vous l’avez reçue, c’est bien qu’elle est à la bonne adresse ! » (toujours avec son ton condescendant qui me donne envie de lui faire bouffer du diplomate de Rachel Greene qui serait resté en plein soleil pendant une semaine).

Moi (en mode « je suis pas aussi con que tu le crois grognasse, je sais bien quelle est mon adresse quand même ») : « Sauf que c’est le locataire en place qui l’a reçue et m’a prévenue pour que je la récupère… »

Là la rombière s’est calmée direct : « Ah oui en effet… Ben dans ce cas c’est à la mairie qu’il faut vous adresser car c’est eux qui n’ont pas votre adresse à jour, nous on a la bonne » (en effet, après vérification, eux ont bien mon adresse actuelle).

Amusant, sachant que c’est un gars de la mairie qui m’a dit de voir ça avec les Finances publiques… De l’art de se renvoyer la balle et de rendre chèvre n’importe quel usager sain d’esprit, tel Obélix dans la maison qui rend fou.

C’est donc à la mairie qu’il y a un(e) incapable qui ne fait pas bien son travail, car l’école de musique leur a bien transmis ma nouvelle adresse, dixit le directeur himself !

J’ai du coup envoyé un mail au fameux type de la mairie lui demandant de mettre à jour mon adresse auprès de ses services, et de le faire aussi pour mon conjoint et ma fille tant qu’on y était.

Histoire réglée mais…

À cause d’un(e) incapable qui n’est pas foutu(e) de faire son boulot correctement, une fois de plus, qui est obligé de faire des pieds et des mains pour rectifier le tir ? L’usager ! Toujours le même !

Toujours le même qui doit s’arranger pour pouvoir faire en fonction des horaires d’ouvertures ridicules des administrations, toujours le même qui passe son temps à téléphoner sans succès, toujours le même qui se retrouve comme un con devant des portes closes !

Et quand enfin il arrive à joindre quelqu’un, il tombe sur une personne visiblement mal-baisée qui, avec son ton hautain, lui donne l’impression d’être un cassos atrophié du bulbe !

Et ça ose s’appeler du « service public », alors que c’est tout sauf accessible au public ? (et puis, tu parles d’un « service », vu l’amabilité des gens à qui le public a affaire…)


Top image réalisée via le site http://www.retourdemartine.free.fr/index.php


Un peu plus et j’oubliais la tradition qui veut que je mette la chanson qui m’inspire le titre de mon post !

Voilà qui est réparé avec Serge Lama qui chante « D’aventure en aventure » (je ne suis pas fan de ce chanteur mais la chanson est plutôt jolie) :

12 commentaires sur “Mais d’aventure en aventure…

Ajouter un commentaire

  1. Je compatis…
    Pour ma part, ça se passe surtout au boulot ce genre de couilles..
    En plus, avec des organismes de financement type OPCO/OPCA… Qui se renvoient tous la balle..
    Nous avons des impayés d’eux depuis mars XD.. Et ils trouvent ça « normal ».
    « Votre dossier est incomplet. Il manque le RIB… – Il est sur la facture même, le RIB … – ha? Pas vu. Vous pouvez le renvoyer à part ? – Ok. Il vaut manque autre chose ? – Non non tout est ok. »

    Deux semaines après (je relance évidemment) : « Votre dossier est incomplet. Il vous manque « indiquer n’importe quoi »… »

    J’aDOOREEE quand il se passe la balle aussi. (avoir 4 interlocuteurs différents en 6 mois… C’est normal ? Qui me trouve une nouvelle couille pour ne pas nous payer évidemment )

    Avec le boss qui fait braire derrière..
    La joie.

    Aimé par 1 personne

  2. La « couille dans le pâté », excellente idée pour les repas de fin d’année… Trouver la bonne paire(pt’t dans un calendrier de l’avent!!!!) d’ici le 24…
    Mais sinon, envisager de changer de planète par exemple et l’Ami Astier s’est déjà penché sur la question….: https://www.youtube.com/watch?v=LwkmqvmcyEw&feature=youtu.be&t=1917 Ha Ha Ha!
    Ou bien, s’équiper de manière adaptée….https://photos.app.goo.gl/rRPQPSHvGwNRJRep9 quelques petits entrainements suffisent….

    Aimé par 2 personnes

      1. Je maîtrise à fond « la couille dans le potage », mais c’est tendance populaire, alors que la couille dans le pâté, ça souligne quand même « j’ai les moyens », Hein! ça fait « tu la sens ma truffe »..? alors que bon, dans le potage, c’est un peu « je t’embrouille dans le jus, quoi! »…..
        J’arrive plus à choper Kamelott dans Cacaoweb et il me manque plein d’épisodes, les boulles! (sic)

        Aimé par 1 personne

  3. Lol
    Suite à notre dernier déménagement et malgré le fait que j’ai passé des heures et des heures et des heures et des heures … Au téléphone … Pour éviter les problèmes. Malgré des tonnes de courriers et de mails. Les finances publiques n’ont pas réussis à comprendre ou nous habitions etc avant quasiment 3 ans 😂🙀

    Aimé par 1 personne

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