J’ai lu… Le Siècle de Ken Follet – Tome 1

Comme je l’ai déjà dit dans un tag lecture, je ne lis pas souvent de sagas.

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Petit tag sympa 2

Mais récemment, j’ai été attirée par les 3 tomes du Siècle de Ken Follett, ce grâce au contexte historique sur fond duquel se déroulent les différents tomes de cette trilogie.

Étant donné que je m’intéresse beaucoup à l’histoire et que je tente de diversifier mes lectures en lisant des romans sur fond historique (La Crève de Frédéric Dard, La Goûteuse d’Hitler de Rosella Postorino…), et sachant que les 3 tomes de la saga de Ken Follett se trouvent dans les rayonnages de la modeste médiathèque de ma commune, je ne pouvais que sauter sur l’occasion pour me plonger dans l’histoire chaotique du XXe siècle…

J’ai donc lu le 1er tome intitulé La Chute des géants (éditions Robert Laffont) et en voici ma chronique.

Elles racontent quoi ces mille pages ?

Bon en réalité, l’histoire occupe 998 pages mais on va pas chipoter non plus !

kaamelott-galette

Donc ce pavé raconte le destin de nombreux personnages très différents les uns des autres mais que les événements mouvementés de ce début de XXe siècle vont lier, d’une manière ou d’une autre.

Ainsi, des mineurs gallois aux conditions de vie difficiles vont combattre sous les ordres d’aristocrates dans les tranchées de la 1re Guerre mondiale, des ouvriers russes vont devenir figures de proue de la révolution bolchevique aux côtés de Lénine et de Trotsky, et tout ça sur fond de féminisme naissant sur les îles britanniques avec le mouvement des suffragettes mené conjointement par la sœur d’un comte et son ancienne domestique…

Pourquoi j’ai aimé

• La Chute des géants, c’est un peu un cours d’histoire vécu « de l’intérieur ».

En effet, nous avons tous un jour ou l’autre manqué nous endormir en classe pendant un cours d’histoire barbant sur la révolution bolchevique (ne niez pas, JE SAIS TOUT !)…

Eh ben, ça tombe bien : ce roman est l’occasion de rattraper les lacunes causées par le manque d’intérêt que nous avons pu prêter à des cours soporifiques donnés par des profs blasés et qui comme nous n’avaient qu’une hâte : que la sonnerie retentisse pour indiquer la fin du supplice.

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On a, en parcourant ce roman, l’impression de revivre l’Histoire comme si on y était, ce qui nous permet de découvrir des choses que même les intellos du cours d’histoire ne savent pas (car je vais vous faire une révélation : à l’école, on ne nous dit pas tout !)…

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Eh siiiiiiii…

Par exemple, on sait tous que l’événement déclencheur de la 1re Guerre mondiale est l’assassinat de François-Ferdinand de Habsbourg en 1914 (comment ? Vous ne le saviez pas ? Honte à vous !). Mais sait-on en détail comment cette foutue guerre s’est déclenchée ? Comment on est passé de l’attentat contre un gros aristo moustachu venu se pavaner dans sa bagnole (le mec était même pas roi !) à un conflit qui a duré 4 ans et a entraîné plusieurs pays à travers le monde ? Quelles furent les tentatives, dans les États belligérants, pour éviter le conflit ? Comment les USA se sont retrouvés embrigadés dans un tel merdier ?

bordel

C’est le genre de « détails » historiques que l’on apprend en lisant La Chute des géants

Follett inclut d’ailleurs très intelligemment ses personnages de fiction dans des faits historiques, ce qui nous donne l’impression que les protagonistes ont tous réellement existé. Il explique sa méthode pour mixer fiction et Histoire à la fin du livre, dans « Personnages historiques ».

Au-delà de ces événements qui ont marqué l’Histoire, on apprend également pas mal de choses sur la société de l’époque et les modes de vie (les convenances chez les aristocrates, entre autres) ainsi que les conditions de travail et de vie des mineurs (les 1res pages m’ont donné l’impression de relire l’excellent Germinal) et des ouvriers russes, des soldats, des femmes…

L’auteur nous offre d’ailleurs un contraste très intéressant entre, d’un côté, le faste des réceptions mondaines chez les plus riches et, de l’autre, la misère et la faim qui tenaille le ventre des plus pauvres.

• Les destins des personnages, pourtant très différents, se lient petit à petit. En lisant ce roman, on ne peut pas s’empêcher de se dire « eh ben, le monde est p’tit ! ». L’auteur parvient ainsi habilement à créer une sorte d’arborescence entre tous ces personnages.

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• Loin d’être manichéen, ce roman nous perd : les aristos ne sont pas tous des gros cons qui ne pensent qu’à leurs intérêts, de même, on compte parmi les classes les plus pauvres des gens qui agissent mal. Les révolutionnaires russes ne sont pas en reste : ils prétendent être du côté des opprimés mais certains d’entre eux commettent des atrocités et des injustices… Bref, avec tout ça on ne sait pas de quel côté on doit être, on est pas dans le monde d’un manga du Club Dorothée, avec les gentils qui combattent les méchants. Ici, les différents « camps » ont leurs forces et leurs faiblesses, et parfois ils se retrouvent même unis face à l’adversité.

• Ce roman est un prétexte pour dénoncer la bêtise humaine défendant des intérêts politiques et économiques et nous montre jusqu’à quelles extrémités et quelles situations ubuesques elle peut mener.

Il en va de même pour les revanchards qui ne pensent qu’à humilier les perdants sans se soucier une seule seconde des conséquences (exemple au hasard : la soif de vengeance des vaincus attisée par un fanatique antisémite à moustache ?).

• Enfin, Follett pointe du doigt plusieurs tabous concernant notamment les « amours interdites » (entre une Anglaise et un Allemand, la fille d’un riche entrepreneur russe et un ouvrier, un homme et un autre homme…) et la sexualité des femmes.

Pour résumer, on peut dire que ce roman est un plaidoyer pour la paix : la paix entre les peuples, entre les riches et les pauvres, entre les hommes et les femmes, entre les perdants et les vainqueurs, entre… Oui, OK, je m’arrête là !

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Et les points faibles, dans tout ça ?

• Le livre souffre de longueurs (notamment quand machin rencontre le diplomate truc et que ça parle stratégies ou politique). Ces moments sont un peu relous…

• N’oublions pas qu’il s’agit d’un roman, et donc d’une histoire sur fond craig-chanted’Histoire. En conséquence, on n’échappe pas à la romance (pratiquement tous les personnages principaux tombent amoureux) un peu cucul mais heureusement, elle n’est quand même pas trop mal dosée même si beaucoup de relations amoureuses sont hyper prévisibles (autant que la nana qui tombe amoureuse d’un mec que pourtant elle prétendait haïr au début de ce téléfilm de l’après-midi que passe M6).

D’ailleurs, je parle d’amour mais il n’y a pas que ça : nombreux sont les mariages ou projets de mariages par intérêt, nombreuses sont les coucheries… Mais bon, sans aller jusqu’à dire que c’est pire que dans Melrose Place, disons que ce genre de mœurs a toujours plus ou moins fait partie des aspects les plus reluisants de la société humaine…

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• Il y a beaucoup de personnages différents dans ce roman, ce qui fait qu’on s’y perd un peu même si on en est pas encore au niveau de Dark ; heureusement, l’auteur, qui pense à tout, a indiqué une liste au début du livre recensant personnages fictifs et historiques.

• Dans l’édition que j’avais entre les mains (Robert Laffont), j’ai trouvé de nombreuses coquilles, notamment des mots manquants. Je sais que je suis chiante avec ça, mais j’estime qu’une grosse maison d’édition a largement les moyens d’embaucher de bons correcteurs !

bigdeal

Parce qu’il est temps de conclure…

Si vous n’avez pas peur de vous attaquer à un pavé de près de 1 000 pages, si l’Histoire vous intéresse, si vous avez envie de mieux comprendre comment certains événements historiques se sont produits, si vous souhaitez en savoir plus sur les sociétés britannique, russe, allemande et américaine du début du XXe siècle, alors, tel Steve Austin, courez à toute vitesse vous procurer La Chute des géants !

steveaustin

Pour ma part, je vais de ce pas à la médiathèque chercher le volume 2 de la saga, sur lequel je ne manquerai pas de vous faire un retour ! (enfin, j’vais peut-être attendre demain que ça ouvre…)


Source de la top image : https://www.amazon.com/Siecle-1-Chute-Geants/dp/222111082X

2 commentaires sur “J’ai lu… Le Siècle de Ken Follet – Tome 1

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  1. j’ai les deux tomes dans ma biblio, d ailleurs faudra que je j’achète le 3 ème mais vu la  » bête » cela prend bp de place et ma biblio est harchi pleine lol j’aime bien cet auteur; même mon père ^^

    Aimé par 1 personne

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