Franchir la ligne d’arrivée

Pour ceux qui ne le savent pas déjà (il est vrai, pour leur défense, que je n’en parle pas non plus tous les 4 matins sur le blog), je suis une adepte des jeux vidéo, et (ça par contre vous avez pas d’excuse pour pas le savoir !) une grande nostalgique de mon enfance.

Si on fait un mix de ces 2 éléments, qu’obtient-on ? Une fan de retrogaming !

retrogaming

Un bon point pour ceux qui ont trouvé, les autres, je vous fous à la porte avec un rapport de chez Monsieur Vaudois !

kakou

Bon, je précise quand même qu’il m’arrive également de jouer à des jeux plus actuels, mais j’en reparlerai dans un autre post…

Revenons donc à nos moutons !

mouton_techno

Si vous vous souvenez, j’avais déjà parlé ici de la 1re console qu’on avait eue avec mes frangins, la fameuse Atari 2600, sur laquelle j’étais une vraie bille !

Par la suite, j’ai enfin eu l’occasion de m’améliorer en tant que gameuse grâce à la console suivante que nous avons eue : la Master System II de Sega. 8 bits de puissance (ça rigolait pas à l’époque !), un jeu inclus (Alex Kidd in Miracle World pour notre part), et des heures de fun en perspective !

console-sega-master-system-2-alex-kidd
Source ici

Si je n’ai à ce jour jamais réussi à finir Alex Kidd (mon Saint Graal des jeux vidéo — mon record étant d’avoir « mouru » dans la grotte sous-marine, soit juste avant la fin…), certaines autres cartouches ne m’ont pas résisté, et en voici la liste très brève :

Castle of Illusion starring Mickey Mouse

mickey
Source ici

C’est le seul jeu que j’ai réussi à finir seule et sur la console de l’époque, donc sans possibilité de sauvegarde !

La petite histoire…

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Source ici

Phénomène redondant dans les jeux vidéo, on a un couple d’amoureux (ici : Mickey et Minnie) qui vivent paisiblement, quand tout à coup un(e) vilain(e) méchant(e) débarque (la sorcière Mizrabel) et enlève la nana (faut croire qu’enlever un « mâle » ne fait pas triper nos bons gros méchants). Le héros va donc devoir combattre cet(te) enfoiré(e) afin de libérer sa gonzesse (celle qu’il est avec, sa princesse, celle qu’il est son mec, wowowo… Désolée).

Dans le jeu qui nous intéresse ici, Mickey doit traverser des mondes aux décors joyeux mais trompeurs remplis de monstres afin de récolter des diamants. Au fur et à mesure de son évolution, il monte les étages du château jusqu’à arriver au dernier monde, auquel lui donnent accès les diamants, et à se confronter à cette garce de Mizrabel.

Les plus du jeu

Ce jeu est tout simplement l’un des meilleurs que la petite MS2 ait eu à se mettre dans la fente (n’oublions pas que cette ch’titoune n’était qu’une 8 bits, c’est vraiment riquiqui comparé aux 128 bits qu’affichera la Playstation 2 bien des années plus tard…) :

  • Non seulement les animations sont top (Mickey qui patiente en tapant du pied, qui Castle_of_Illusion_(Mega_Drive)_17as’affole quand il est trop au bord d’une corniche, qui force et sue quand on tente de lui faire soulever 2 rochers — ya pas écrit « Schwarzy », ici ! –, les ennemis qui prennent un air dépité quand ils meurent…), mais le jeu ne souffre d’aucun ralentissement contrairement à beaucoup de ses frères qui en demandaient sans doute trop à la console (ce que j’ai pu rager dans Sonic à cause de ça !).
  • De plus, les mondes sont vraiment sympa, on retrouve beaucoup de cohérence entre le thème, les ennemis et les différentes musiques qui sont de plus en plus lugubres au fil de l’évolution de notre souris dans les différents niveaux : dans la forêt, Mickey affronte des arbres et toutes sortes de bestioles (chenilles, chauves-souris…) , dans le magasin de jouets, il se mesure à des clowns, des pièces d’échecs…, et dans la confiserie, se sont des miettes et autres gouttes en chocolat qui viennent lui casser les bonbons (si j’ose m’exprimer ainsi…).
    À l’étage suivant, Mickey affronte des poissons d’argent et des lettres « A » géantes dans la bibliothèque, et il doit éclater la tronche de pendules et d’oiseaux mécaniques dans la tour de l’horloge.

    mickey-pendule
    Prends ça, salope ! (source ici)

    Enfin, au dernier étage, il se retrouve dans le château où des chevaliers en armures et des fantômes montent la garde.
    Si les boss ne sont pas d’une difficulté extrême, la façon de leur mettre une branlée est différente à chaque fois. Alors gare à ne pas vous précipiter sur chacun d’eux toutes fesses dehors !

  • L’austérité de la manette de la Master, qui se résume à un pad pour se diriger, un bouton 1 pour taper et un bouton 2 pour sauter, n’empêche pas Mickey d’effectuer plusieurs actions différentes : il peut attaquer ses ennemis d’un coup de cul en sautant ou en glissant le long d’une pente, leur balancer des caillasses ou des pots de miel dans la mouille, et bien sûr il saute, grimpe à des échelles ou à des lianes, nage dans du lait ou du café… Bref il sait tout faire ce Mickey !

    mickeynage
    Source ici
  • Si on est nul, même si la console ne permet pas de sauvegarde, on dispose d’un nombre de continus infinis, si je me souviens bien, qui nous permet de reprendre
    CastleOfIllusion-SMS-US-gameover
    Source ici

    au début du monde où on a clamsé et de ne pas se refarcir tous les étages du château (non parce que ça va bien au bout d’un moment de faire le zouave au milieu des avions télécommandés ou des abeilles !). De plus, les novices peuvent toujours se faire la main avec le mode « practice », qui est une version extrêmement écourtée du jeu. Bref, vous n’avez aucune excuse pour ne pas vous en sortir et libérer cette pauvre Minnie !

  • Mickey a la possibilité de se faire toucher plusieurs fois avant de mourir (en fonction du nombre d’étoiles en sa possession). De plus, il peut récupérer des étoiles perdues en mangeant des gâteaux qu’on peut trouver dans les coffres aux trésors. Ça paraît peut-être tout con pour les gamers d’aujourd’hui, mais je peux vous dire que quiconque a galéré sur Alex Kidd où on se fait toucher une seule fois, on monte direct au paradis de Radaxian, éprouvera un immense soulagement à l’idée d’avoir le droit de se planter plusieurs fois avant de crever.
    alexkidd

Les points faibles

Il n’y a pas grand chose à dire pour alimenter ce sous-titre, si ce n’est :

  • La durée de vie du jeu (croyez-moi : si j’arrivais à le terminer à l’époque, c’est qu’il était vraiment trop fastoche).
  • Les musiques qui peuvent finir par soûler de par leur côté répétitif. Mais bon, ce reproche n’en est pas vraiment un de ma part, car personnellement je ne les ai jamais trouvées soûlantes : oui elles se répètent comme toutes les musiques des jeux vidéo de cette époque, mais elles sont sympa à écouter (ma préférée : celle de la bibliothèque) et il leur arrive de changer dans certaines parties des niveaux (dans la tasse de café, dans la salle des fantômes, et bien sûr au moment d’affronter les boss).

C’est vraiment là tout ce que j’ai à reprocher à ce jeu…

Spoil : la fin c’est comment ?

À la fin du jeu, Mickey doit affronter 2 boss : un dragon qui m’a bien fait pinailler mais dont j’ai réussi à venir à bout à coups de pot de miel, et la sorcière Mizrabel qui, elle, se mange la lampe que je lui balance dans la tronche.

Une fois qu’elle déclare forfait, elle chiale et supplie Mickey à genoux de l’épargner. Notre héros semble n’en avoir rien à battre avec son grand sourire « Disney Copyright » et court rejoindre Minnie.

Sources ici et ici

Et ensuite on a le générique de fin où on voit le couple de souris tout content de s’être retrouvé et à 2 doigts de nous faire une portée de 20 souriceaux pour fêter ça.

Sonic the hedgehog

sonic
Source ici

Contrairement à Mickey, le 1er opus de Sonic est un jeu que je n’ai fini que… la semaine dernière. Alors non, je n’ai malheureusement plus d’authentique Master System 2 chez moi (celle qu’on avait gamins est rangée quelque part dans le sous-sol de mes parents). Par contre, je possède la Mini Super Nes et mon homme a trouvé comment installer des « roms » de jeux de plusieurs consoles rétro dessus, y compris cette chère Master (et la Atari 2600 à laquelle je suis toujours d’une nullité absolue). Bien entendu, Sonic fait partie des roms que nous avons installés sur la mini console, et j’ai enfin pu arriver au bout de ce jeu auquel je ne pouvais jouer qu’occasionnellement à l’époque quand j’allais chez ma tante, la cartouche lui appartenant.

La petite histoire

Sonic est un hérisson bleu qui vit pépouze dans son île. Mais bien sûr, quand on est peinard et qu’on ne demande rien à personne, il faut toujours qu’un abruti débarque pour foutre le boxon et nous casser les pieds. C’est justement ce que fait Eggman (Robotnik pour les intimes, Roboschnok pour les débiles comme moi) en débarquant

bigmoustache
Tea for two, and two for tea… (source ici)

avec ses gros sabots et sa big moustache digne d’un aviateur anglais de la 2nde Guerre mondiale et en emprisonnant tous les petits animaux mignons de l’île. Sonic va donc devoir renoncer à sa petite vie tranquille de branleur et libérer toutes ces petites bêtes, tout en collectant les Youkounkouns (les Chaos Emeralds, quoi) que cet abruti de Roboschnok a laissé traîner un peu partout (il aurait mieux fait de les planquer dans le klaxon de sa Cadillac).

Les plus du jeu

Il y en a beaucoup (c’est pas pour rien que ce jeu est devenu un must have) :

  • La rapidité du personnage. C’est qu’il court vite et qu’il saute haut, notre petit hérisson ! Le plaisir qu’on éprouve à prendre un tremplin en étant roulé en boule est juste indescriptible. Bon par contre c’est chiant parce qu’on rate plein de bonus en chemin et on sait jamais trop où on va atterrir (sur des piques ? Dans un précipice ? Sur un crabe ?)…
  • Ici aussi, on ne meurt pas direct si on se fait toucher par un ennemi, à condition d’avoir au moins un anneau en poche. Quand on se fait alpaguer par une sale bestiole, on perd ses anneaux, il faut donc vite en récupérer sinon la prochaine estocade sera fatale à Sonic.
  • Les décors sont variés et évitent de se lasser : aussi bien sur terre que dans l’eau ou dans une espèce de zeppelin appartenant à Roboschnok, Sonic devra affronter non seulement des monstres (piranhas, guêpes, etc.), mais aussi des dispositifs et des pièges mis en place par le gros con à moustache (lignes électrifiées, plateformes qui tombent, et j’en passe).
  • D’ailleurs, ces dispositifs ainsi que les quêtes pour obtenir les Youkounkouns et les bonus cachés apparaissant sous forme de petites télés pimentent la difficulté du jeu qui, sans ces détails, serait beaucoup trop facile.
  • Les manches bonus sont vraiment marrantes (enfin, pas pour les épileptiques…). Sonic se sent « comme une boule de flipper qui roule, qui roule, avec les oreillers du cœur en boule, en boule ». Ces niveaux sont l’occasion de faire le plein d’anneaux et de récupérer une télé contenant une extra life. Ils sont également l’occasion de faire planter la Master System, comme c’est arrivé une fois à mon frère…

    bonussonic
    Source ici
  • Le nom du jeu a permis à tous les gamins français de savoir dire « hérisson » en anglais (et même que prononcé à la Raffarin ça donne « édjeu-ogue »).
  • C’est trop mimi quand Sonic libère les bébés animaux. Voilà, fallait que ce soit dit !

Les points faibles

Eh oui, quelques points faibles sont malheureusement à déplorer chez le hérisson :

  • Le principal étant ces affreux ralentissements, le jeu en demandant sans doute trop à la petite 8 bits. La Master peine vraiment par moments (on l’entend même râler « vous faites chier, j’suis crevée moi ! »), surtout dans la jungle avec la chute d’eau en arrière-plan. Et ce genre de ralentissements peut facilement vous coûter une vie dans certains passages délicats…
  • La durée de vie peut sembler courte si on ne se casse pas la nénette à dénicher tous les bonus et toutes les émeraudes.
    sonic-jungle
    Même si certains endroits sont délicats à passer (surtout dans le zeppelin), il suffit de passer les 1ers mondes à fond et hop, nous voilà déjà arrivé au panneau qui tournoie à notre passage !
  • Je n’ai pas trop compris à quoi servent les émeraudes ; d’après ce que j’ai lu sur le net, le jeu se termine différemment si on les a toutes. Mouais… Pour les avoir toutes collectées j’ai été déçue car je m’attendais à un truc beaucoup plus fun pour la fin. M’être cassée le cul pour si peu, franchement…

Spoil : la fin c’est comment ?

Alors justement, parlons-en de cette fin : après avoir battu Roboschnok une ultime fois, celui-ci s’enfuit, comme à son habitude, et Sonic le suit dans un téléporteur. Il se retrouve dans le 1er monde, où il met un coup de boule de pics au moustachu, qui se barre en

sonicchante
« Terre… brûlée… au vent… » (source ici)

cramant dans son espèce de petit vaisseau à la con. Là, Sonic ressort les émeraudes de sa poche, qui ensuite se rassemblent autour de l’île et on voit le compteur de points augmenter avec ces Youkounkouns et les autres bonus. Et enfin, on a le générique de fin avec Sonic qui nous fait un genre de karaoké avec son micro (par contre, l’histoire ne nous dit pas s’il a choisi d’interpréter Les lacs du Connemara ou Les sunlights des tropiques…). Et voilà, c’est tout. Une fin aussi décevante que celle de Code Quantum, vous trouvez pas ?

****

Psycho-Fox-USA-Europe-image
Source ici

Voilà la (pas) longue (du tout) liste de jeux que j’ai terminés sur Master System 2. J’avais aussi fini d’autres jeux sur cette console, comme Astérix and the secret mission (mais on s’était relayés avec mon frère et ma cousine), ou Psycho Fox en se relayant avec mon homme, mais tout ça remonte à pas mal d’années (en plus on avait triché, on avait pris une espèce de passage secret caché dans les nuages qui permet d’éviter plein de mondes chiants). Mais étant donné qu’on a mis ces 2 « roms » dans notre Mini Super Nes, j’y rejoue et j’arriverai peut-être à nouveau à la fin, que je ne manquerai pas de vous raconter. Par ailleurs, je ne perds pas l’espoir de terminer un jour Alex Kidd !


Source de la top image : https://www.youtube.com/watch?v=5mGoTfs-RVI

10 commentaires sur “Franchir la ligne d’arrivée

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  1. Ahah je suis vraiment fan du style de ta prose, surtout la façon impayable que tu as de relater le pitch de chacun des jeux
    et puis un article qui utilise le mot « alpagué » ne peut être qu’un bon article
    Donc ma foi hormis de dire que j’ai adoré ces deux jeux dans leurs versions 16 bits comme tu as déjà
    Mais à la lumière de la lecture de ton débrief je m’aperçois que ces franchises furent bien plus qu’une bête adaptation de la grand sœur Megadrive…ça m’a donné envie de m’y essayer du coup !
    et en effet la libération de la mignonnette ménagerie de leurs version robotisée était des plus jubilatoire

    D’accord avec toi que de se casser le c** à récupérer l’ensemble des émeraudes n’étaient pas hyper gratifiant au vu de la bonne fin que cela octroyait…

    Aimé par 1 personne

    1. Haha merci !

      Je m’attaque à Sonic 2 (que ma tante avait aussi à l’époque), d’après ce que j’ai lu à droite à gauche, les émeraudes sont hyper dures à récupérer mais il les faut impérativement pour accéder au tout dernier monde… Comme dirait Guenièvre, on est pas sortis du sable !

      Aimé par 1 personne

  2. Bon désolée (non, pas tant que ça en fait :’-)) mais je ne suis pas vraiment jeux vidéos 🙂
    Par contre moi j’ai ADORE la fin de Code Quantum, tellement belle et émouvante…!

    Aimé par 2 personnes

    1. ben moi je l’ai trouvé décevante : juste un texte qui dit « Sam n’est jamais rentré chez lui », Bellisario aurait pu trouver mieux pour clore une série aussi géniale…

      J'aime

      1. Bon je voulais pas spoilé 😉 mais vu que c’est ton blog et que tu le fais…
        Oui mais Sam n’est pas rentré chez lui parce qu’en fait il a choisi d’aider Al à avoir la vie qu’il aurait pu ou dû avoir. Al avait demandé à Sam lors de l’épisode Beth d’accéder en sa faveur, ce qu’il n’avait pas fait à ce moment-là, parce qu’il ne fallait pas changer SON passé. Al a toujours été là pour lui, a pris des risques, a failli tout simplement « disparaître » à cause de Sam (dans l’épisode où il est le jeune Al), même dans l’épisode de la guerre du Vietnam Sam aurait pu être sauvé/libéré mais il n’a rien demandé. Sam a par contre de son côté essayé de faire ce qu’il pouvait pour sa famille, avec plus ou moins de succès (pas pour son père, pour sa sœur je ne sais plus mais pour son frère ça a marché) « malgré » Al.
        Et en fait à la fin, quand il peut enfin rentrer chez lui, il ne le fait pas pour qu’Al, ENFIN, ait sa part du gâteau pour ainsi dire. Je n’aurais jamais aimé une autre fin que celle-là 😉
        Enfin si, peut-être qu’ils puissent avoir tous les 2 ce qu’ils voulaient, mais visiblement ce n’était pas possible…

        Aimé par 1 personne

      2. Quand j’avais vu ce dernier épisode gamine je n’avais pas compris tout ça : pour moi Sam était coincé dans le passé et il allait continuer à se transmuter à droite à gauche sans jamais plus pouvoir rentrer chez lui…
        Merci car grâce à toi je vois cette fin différemment (faudra vraiment que je remate ce dernier épisode) !

        Aimé par 1 personne

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