Chronique d’une série horrifique #4

Mon visionnage de la 4e saison d’American horror story vient de finir, mais vu que the show must go on, c’est à mon tour de monter en scène pour vous proposer, comme à l’accoutumée, ma chronique de cette saison intitulée « Freak show » !

Des bizarreries, des tueurs cinglés, du sang, Jessica Lange, bref, tous les ingrédients pour une recette réussie étaient réunis pour régaler mon moi-psychopathe !

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Si vous avez un train de retard et que vous voulez lire mes chroniques des saisons précédentes, elles sont ici, et par là.

American Horror Story, saison 4, prise 1 !

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Une saison sous-côtée…

Bienvenue dans la Floride des années 50 ! Entrez sous le chapiteau du cirque pour assister au Freak Show de Fräulein Elsa Mars, allemande exilée aux USA avant la montée du nazisme traitant ses « monstres » comme ses propres enfants, selon ses dires. Vous ne serez pas ébahis par les « bizarreries » que vous verrez sous le chapiteau, mais par tout ce qui se passe autour… Eh oui, les « monstres » ne sont pas forcément ceux que l’on croit…

AHS-chapiteau
Source ici

Je suis heureuse de ne pas m’être fiée aux avis que j’ai pu lire ou entendre ici et là concernant cette saison, car même si pour moi elle ne détrône pas « Asylum » (la saison 2), « Freak show » n’a pas à rougir étant donné qu’elle s’est montrée divertissante et gore, riche en meurtres, et a su mettre en évidence, comme ces prédecetrices prédécesseuses prédécesseures prédécesseurs oh et puis merde, comme les 3 saisons précédentes, les travers les plus sombres de l’espèce humaine…

Donc j’estime que « Freak show » est sous-côtée, tout simplement parce qu’elle a souffert d’être sortie directement après « Coven » qui a plu à de nombreux fans d’histoires de sorcières, ceux-ci ayant tellement surkiffé la saison 3 que n’importe quelle autre saison qui aurait suivi n’aurait pas trouvé grâce à leurs yeux…

Mais bon ce n’est que mon avis (moi de toute façon, je préfère « Asylum ». Et toc.)…

On ne change pas une équipe qui gagne (et on lui rajoute de super recrues)…

Ça devient une habitude dans American horror story : certains acteurs des saisons précédentes reviennent pour un nouveau tour dans la maison des horreurs, tel un gamin insatiable qui choppe systématiquement le pompon dans le manège. Parmi eux, on retrouve :

  • Jessica Lange, mon actrice chouchou, qui revient à chaque fois pour mon plus grand plaisir, et qui cette fois-ci prête ses traits à Elsa Mars ;
  • Sarah Paulson, dans le double rôle de Dot et Bette, les sœurs siamoises ;
  • Evan Peters joue Jimmy, le « garçon homard » ;

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  • Kathy Bates est Ethel, la femme à barbe ;
  • Naomi Grossman reprend son rôle de Pepper ;
  • Lily Rabe fait une apparition dans son rôle de Sister Mary Eunice à Briarcliff ;
  • Frances Conroy incarne Gloria, une femme richissime qui surprotège son taré de fils ;
  • Denis O’Hare est Stanley, un être odieux et manipulateur, prêt à tout pour se faire du fric ;
  • Jamie Brewer joue Marjorie, la marionnette maléfique ;

marjorie

  • Etc.

Certains guests débarquent dans la série :

  • Celia Weston (la mère de Mike dans Desperate housewives) incarne Lillian Hennings, la conservatrice du musée ;
  • Matthew Bomer (le frère de Blaine dans Glee) joue Andy, qui bosse dans un bar gay ;
  • Lee Tergesen (le casse-pieds Chett dans Code Lisa) interprète l’horrible père de Penny ;
  • Neil Patrick Harris (est-il utile que je le présente ?) est Chester, ventriloque siphonné du bulbe ;

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  • Malcolm Jamal Warner (Theo dans Cosby Show) incarne Angus, le nouveau mec de Desiree, la femme à 3 seins ;
  • Jyoti Amge, la plus petite femme du monde, incarne Ma Petite, que j’ai adorée ;

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  • Etc.

Et, comme d’habitude, j’ai découvert des acteurs époustouflants que je ne connaissais pas :

  • Michael Chiklis est Dell, l’homme fort ;
  • Finn Wittrock m’a scotchée dans son rôle de Dandy, le fils à maman bourge 100 % psychopathe ;

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  • Amazon Eve, la plus grande mannequin du monde, est impressionnante en… Amazon Eve ;
  • Rose Siggins interprète Suzi, la femme-tronc ;
  • Mat Fraser, musicien et acteur souffrant de malformations aux bras, joue Paul ;
  • Etc.
D’indéniables points forts

« Freak show » possède pas mal d’atouts, outre son casting prestigieux :

  • de nombreux rebondissements : on pourrait croire que les situations dans cette saison seront toutes prévisibles. Ben oui, les années 50, un spectacle exhibant des personnes atteintes de handicaps ou de particularités physiques rares, forcément, on voit déjà arriver la foule furieuse et armée de fourches et de torches enflammées pour les chasser de la ville, et les gamins grimaçants pour leur jeter des cailloux. Mais même si les « monstres » sont montrés du doigt au moindre problème, ils fascinent, et les gens veulent assister au spectacle. D’ailleurs, le seul numéro qui n’est pas apprécié par le public est celui de celle-là même qui cache son infirmité : Elsa.
    Et en parallèle de tout ça se déroulent des événements inattendus qui ne sont jamais là où on les attend : personnellement, je n’aurais jamais cru que Dandy serait le fil conducteur de toute cette saison. Il est mêlé à tout : il complote avec Elsa, s’amuse (à sa manière) avec le clown, écarte tous les gêneurs (Jimmy, Chester…). Et ce dingo, qui en apparence ne semble être qu’un fils à maman pourri-gâté, va trèèèèèèèèèèèèèès loin pour obtenir ce qu’il veut !

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  • qui sont vraiment les monstres ? Dans « Freak show », les saltimbanques souffrant de difformités ne sont certes pas parfaits, mais ce ne sont pas eux les plus monstrueux : solidaires, courageux, ils ont plus de morale que les gens se disant « normaux » (le flic qui se laisse corrompre par un taré milliardaire, le gars qui tatoue le visage de sa fille contre son gré pour qu’elle ressemble à un serpent, les femmes qui payent pour se faire tripoter par l’un des « monstres », les bien-pensants qui regardent ces personnes d’un air dégoûté…). Cette saison est donc un plaidoyer au droit d’être traité en humain malgré les différences.

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  • j’ai également apprécié, dans cette saison, le fait que les scénaristes aient fait appel à des acteurs « sans trucages » : de nombreux saltimbanques n’ont pas besoin d’effets spéciaux car leurs particularités physiques sont réelles. Ainsi, Jyoti Amge (Ma Petite) est connue pour être la plus petite femme au monde, Rose Siggins (Suzi), décédée en 2015, était amputée depuis l’âge de 2 ans, Mat Fraser (Paul) souffre de phocomélie, une malformation de certains membres, Amazon Eve mesure 2,03 m… Bref, une fois de plus, on joue ici la carte du réel, sans tabous, ce qui bien sûr accentue le côté réaliste de la série, et qui dit horreur et réalisme dit téléspectateurs encore plus marqués par ce qu’ils voient sur leurs écrans !

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Et si on parlait des points faibles ?

Forcément, comme dans toute série, j’ai relevé quelques points faibles :

  • j’aurais aimé que Chester débarque avant, histoire qu’il reste quelques épisodes de plus avec sa poupée chelou ; là, on a l’impression qu’il déboule comme un cheveu sur la soupe pour repartir aussi vite. Dommage, son personnage avait beaucoup de potentiel…
  • idem pour le clown : je pensais qu’il nous tiendrait en haleine tout le long de la saison avec ses 2 prisonniers et ses meurtres sanglants, malheureusement, son sort est trop vite réglé…

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  • je n’ai pas trop aimé les anachronismes concernant les chansons : Elsa qui chante du David Bowie, Jimmy du Nirvana, le bar gay qui joue des chansons des années 80… Alors, OK, ça fait toujours du bien aux oreilles d’entendre ces tubes, mais ça donnait un côté vraiment trop décalé à la saison, ce qui pour moi n’a servi à rien…
  • m’enfin, même si je viens d’écrire que ça fait « du bien aux oreilles », j’ai trouvé que Jessica Lange ne chantait pas toujours juste, alors était-ce fait exprès, je ne sais pas, mais honnêtement, je préférais son interprétation géniallissime de The name game dans « Asylum »…

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  • dernière chose : l’accent allemand de Jessica Lange, c’est nein ! J’adore cette actrice, comme je l’ai déjà dit à plusieurs reprises, mais les mots allemands qu’elle emploie parfois ne sont pas prononcés correctement, alors que son personnage est censé venir d’outre-Rhin (« Fräulein » ne se prononce pas « fro-l’aïe-ne » mais « froïe-l’aïe-ne », le « ch » de « Liebchen » ne se dit pas comme le « ch » français mais il se « chuinte » entre la langue et le palais — désolée, c’est impossible à expliquer par écrit à des non-germanistes…). Bref, ce ne sont peut-être là que des détails, mais c’est à ce genre de Kleinigkeiten qu’on reconnaît les vrais germanophones, résultat : le côté réaliste de la série en prend un coup…

****

Donc, pour conclure, je trouve que les gens sous-estiment trop « Freak show », qui reste une très bonne saison avec toutes les qualités qu’on demande à American horror story.

Bon, c’est pas tout ça, mais j’ai trop hâte de voir ce que me réserve la saison 5 !!!

calm-ahs


Source de la top image : https://www.youtube.com/watch?v=yZxp7iDdzDA

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