Rituel madeleine de Proust #6

Novembre arrive demain avec ses gros sabots et voici déjà notre 6e rendez-vous Madeleine de Proust ! Comme le temps passe vite…

Cette fois-ci, j’ai choisi de vous parler d’un lieu qui fut pour moi emblématique tant il regorge de bons souvenirs que j’ai vécus étant petite. Il s’agit de la fermette de mes grands-parents.

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Source ici

Cela fera bientôt un an que Mémé D. a poussé son dernier soupir (le 12 décembre exactement), et mon grand-père, Pépé M., a quant à lui succombé à l’AVC qui l’a terrassé, le 7 octobre dernier…

J’ai donc eu l’idée de partager avec vous les bons moments que j’ai passés chez eux avant qu’ils ne revendent cette ferme dans les années 2000 pour acheter une maison, disons que c’est mon modeste hommage aux 2 derniers grands-parents qu’il me restait…

Une vie rustique au fin fond de la campagne

Mes grands-parents habitaient donc une modeste fermette, dans le fin fond d’un département connu pour sa ruralité, au bout d’un lieu-dit (après cette propriété, il n’y avait qu’une maison — résidence secondaire de parisiens –, et ensuite, des champs) dont l’entrée était agrémentée du fameux panneau avertissant les rares automobilistes venus s’aventurer ici de l’éventuelle présence de bêtes à cornes dans les parages…

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Euh… c’était pas à ce panneau que je faisais allusion… (source ici)

La rusticité…

Au rez-de-chaussée, cette fermette était équipée d’une vieille cuisinière à bois sur laquelle mijotait, dans la marmite, le civet de lapin du midi ou la soupe de légumes du soir, embaumant toute la maisonnée d’une délicieuse odeur qui nous mettait l’eau à la bouche. Parfois, c’était un poulet rôti ou une tarte à la rhubarbe qui nous attendaient dans le four, quand ma grand-mère ne faisait pas revenir les champignons ramenés par mon grand-père à la poêle (cèpes, bolets, girolles, trompettes de la mort… un régal !). C’est également sur cette cuisinière que, pendant les vacances de Toussaint, nous mettions les châtaignes cueillies dans les environs à griller. Que du bonheur pour nos papilles !

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LA photo qui donne juste trop faim… (source ici)

Bref, ma grand-mère était une excellente cuisinière, j’ai toujours regretté qu’elle n’ait pas pu me transmettre ses savoir-faire culinaires…

En montant à l’étage, l’escalier et le parquet en bois vous trahissaient à chaque pas de leurs craquements, comme des suppliciés criant « vas-y doucement, tu pèses lourd ! ». Impossible donc de se lever discrètement en pleine nuit, ou de ne pas se réveiller quand les grands-parents descendaient tôt pour gérer les animaux et le travail aux champs.

L’odeur caractéristique de la naphtaline imprégnait les draps de nos lits préparés avec soin par ma grand-mère, qui nous mettait toujours trop de couvertures « parce qu’il faut bien les couvrir, ces petits ».

Au sous-sol, la cave dont la fraîcheur était hyper agréable l’été cachait toujours des trésors : petites bouteilles d’Orangina en prévisions de nos visites et vacherins ou bûches dans le congélateur… J’adorais la douce odeur qui régnait dans cette cave, mélange des différentes victuailles que ma grand-mère stockait là (pommes de terres, poireaux, pommes, oignons…, tous issus de son potager ou des arbres bordant les prés).

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Dans les dépendances (granges, greniers…), on trouvait de vieux outils avec lesquels ont s’amusait, mes frères et moi : meule, balance avec ses poids…, et le vieux tracteur rouge Zetor du grand-père, qui ne payait pas de mine mais qui roulait toujours, trônait fièrement sous le hangar. On adorait s’asseoir à tour de rôle sur le garde-boue pour aller aux champs !

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Un peu dans ce style-là le vieux Zetor… (source ici)

… côtoyait la « modernité » d’une autre époque

J’ai toujours trouvé amusant le contraste entre cette rusticité, véritable témoignage de la vie paysanne du milieu du 20e siècle, et la déco de l’ancienne chambre de mon père, là où nous dormions. Disons qu’il était facile de deviner qu’il avait occupé cette chambre jusque dans les années 70 : pouf orange à poils, meubles en formica avec éclairage intégré, tourne-disques et une sacrée collection de vinyles de chanteurs avec le combo cheveux longs – pattes d’eph – cols « pelle à tarte »… Mon père avait également conservé là des coupures de journaux et de magazines, des vieux livres et cahiers d’écoles, des photos (notamment de son service militaire)…

Une véritable plongée dans les seventies !

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Ça pique les yeux quand même… (source ici)

Le seul équipement plus moderne que ce qu’on trouvait dans cette chambre était le téléviseur couleurs (et son antenne intérieure) installé dans la salle à manger et qui… ne captait que 3 chaînes de télé. Je pense qu’installer une antenne râteau n’aurait rien changé, ce coin étant une irréductible zone blanche dans laquelle, encore aujourd’hui, le portable ne capte que très rarement… Ça ne dérangeait pas mon grand-père qui ne regardait que La Chance aux chansons le dimanche et Questions pour un champion en semaine. Ma grand-mère, elle, ne regardait jamais cette boîte qui ne diffusait que des bêtises.

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Quel programme réjouissant -_- (source ici)

La cambrousse typique !

Comme je vous l’ai dit plus haut, cette fermette se trouvait tout au bout d’un lieu-dit en pleine campagne. Aussi, à part quelques aboiements, chants de coqs ou de poules, meuglements de vaches ou moteurs de tracteurs, nous passions nos séjours dans un calme olympien. Et je peux vous dire que ça faisait du bien ! Maintenant, « si vous ajoutez à cela […] l’odeur » (pour paraphraser un certain Chichi) caractéristique du coin (relents de bouses de vaches notamment), qui vous prouve que l’air que vous respirez ici est bien plus pur que l’odeur de pots d’échappement de la ville, vous aurez vraiment l’impression de vivre dans un monde à part !

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Et à cette époque-là, les néo-ruraux n’avaient pas encore colonisé les campagnes françaises, donc aucun frustré du cul ne venait se plaindre de ces quelques bruits et odeurs. Mais malheureusement c’était une autre époque… Aujourd’hui, les coqs n’ont plus le droit de chanter, les abeilles de chier, les cloches des églises de sonner, bref, qu’on interdise d’abord aux gens d’être cons…

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Source ici

En outre, certes le lieu-dit était un bled paumé appartenant à une commune paumée elle aussi, mais des commerçants ambulants passaient régulièrement (boulanger, boucher…), évitant ainsi aux riverains de se taper des kilomètres pour se ravitailler en denrées… Là aussi, la campagne n’est plus ce qu’elle était : de nombreux « trous paumés » sont isolés, voyant leurs derniers commerçants et médecins fuir et ne jamais être remplacés…

Tiens, en parlant de « denrées », je ne sais pas si vous avez déjà vu le film La soupe aux choux, mais le facteur qui vient livrer le courrier et en profite pour boire un « ch’tit canon » chez l’habitant, ce n’est pas une légende ! Mon grand-père proposait systématiquement non pas un Perniflard, mais un petit coup de rouge au postier. Autant vous dire qu’à faire ça pour chaque maison, le facteur devait finir sa tournée dans un bel état…

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Des animaux de ferme…

Mes grands-parents possédaient quelques animaux de ferme, qui rendaient cet endroit paradisiaque pour mes frères et moi :

  • quelques vaches laitières noir et blanc. Ma préférée était Janine, elle était tellement douce… Le soir, quand elle et ses copines étaient ramenées au pré jouxtant la ferme, j’allais lui caresser les flancs, amusée par sa façon de chasser les mouches venues l’importuner. Puis, une fois à l’étable, je lui grattais le front pendant qu’elle mangeait son foin, me prenant quelques fois de gros coups de langue râpeuse. J’ai appris à la traire, j’ai assisté à la mise bas de son veau que j’avais baptisé Jeannot (ben oui : Janine – Jeannot, c’est un peu comme Norma et Norman Bates… OK, j’avoue, l’exemple n’est peut-être pas très bien choisi…), et que je nourrissais parfois au biberon…
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Source ici
  • des poules et un coq, à qui on pouvait donner, en plus bien sûr des graines et granulés, n’importe quoi à manger : épluchures, viscères de lapin (berk…), restes de repas, croûtes de fromage… Les poules sont vraiment les animaux anti-déchets alimentaires par excellence ! Parfois, mes grands-parents les laissaient couver leurs œufs jusqu’à ce que naissent d’adorables petits poussins. Qu’est-ce qu’ils étaient mignons avec leurs « piou-piou » incessants ! Par contre, impossible de les approcher sans se prendre de gros coups de bec par leurs mères ! Mon grand-père en a fait les frais à plusieurs reprises, y compris le jour où l’un d’eux s’est retrouvé coincé sous le portail et où il est venu lui porter secours : la poule lui a piqué la main jusqu’au sang, pensant qu’il voulait du mal à son petit ! Le coq, lui, jouait son rôle de protecteur à merveille : quand mon grand-père s’amusait à imiter le cri d’un rapace, celui-ci poussait à son tour un cri très particulier pour alerter ses ouailles qui se rassemblaient illico autour de lui (même celles qui étaient parties en vadrouille dans le pré), et ensuite c’était « tous à l’abri dans le poulailler ». Ça m’impressionnait toujours !

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  • des lapins, grosses boules de poils à caresser sans limites ! L’un d’eux, Filou, trop chétif à la naissance, avait été élevé par mon grand-père et était, par conséquent, apprivoisé. Il se couchait pour se faire caresser, mangeait dans la main, et il a eu une belle longévité pour un lapin ! Parfois, les lapines mettaient au monde des portées de lapereaux, et l’envie de les caresser était irrésistible pour nous, nous valant des remontrances de nos parents et grands-parents et des coups de griffes des mères qui défendaient farouchement leurs petits de ces mains humaines indiscrètes…

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… et sauvages

Les animaux sauvages ont toujours leur place dans une ferme, profitant des vieux murs en pierres et des nombreuses cachettes pour y établir leurs lieux d’habitation, ou de la générosité des paysans pour se nourrir…

Ainsi, les hirondelles bâtissaient leurs nids contre les poutres du toit de l’étable, faisant des allers-retours pour nourrir leurs oisillons gazouillants. Les souris nichaient sous les bottes de paille servant de sièges dans cette même étable. Les faucheux faisaient leurs toiles dans les recoins, se partageant avec les oiseaux les insectes présents. Un petit chat venait laper un reste de lait laissé à son intention au fond d’une écuelle. Un crapaud avait fait son trou à côté du portail, poussant le soir des petits cris étranges…

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« Essoooooooooooooooo ! » (source ici)

Ces animaux étaient toujours les bienvenus, ils savaient qu’ici ils ne seraient pas chassés à coup de fourche !

L’apprentissage de la vie à la ferme

La vie dans une ferme, ce n’est pas que des petits animaux trop mimis et des balades en tracteur. C’est aussi des tâches quotidiennes physiques, des soins à apporter aux animaux qu’on élève, et des savoir-faire qui se transmettent de génération en génération. J’ai donc eu l’occasion, avec mes frères, d’apprendre et de participer à certaines de ces tâches :

  • j’ai ramassé les pommes de terre au champ, mais aussi les châtaignes et les champignons en forêt, mon grand-père, en fin connaisseur, m’apprenant à reconnaître les coins à cèpes, nombreux dans le secteur ;
  • j’ai appris à dénicher les œufs de poules pour lesquelles la moindre cachette (derrière une vieille porte, dans un bidon coupé en 2, dans un abreuvoir en pierre abandonné, sur le toit d’un clapier vide…) pouvait constituer un nid potentiel ; cette recherche, véritable chasse aux trésors, en valait la peine, la récompense étant de délicieux œufs extra-frais qu’on pouvait manger à la coque, voire crus ;
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Euh, pas si gros quand même… (source ici)
  • j’ai participé aux moissons sous une chaleur torride, inquiète de voir mon grand-père enfiler un masque avant de monter dans son tracteur : je croyais qu’il avait un problème de santé alors qu’il le mettait uniquement pour éviter de respirer la poussière… On se fait de ces idées quand on est gamin !
  • j’ai aidé à la traite des vaches, qui était l’occasion de boire un verre de bon lait chaud à peine sorti du pis et juste filtré. Pas de stérilisation ou autres chichis, et ce lait était délicieux !
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Source ici
  • j’ai nourri les animaux : grains pour les poules, foin pour les vaches, biberons pour les veaux, verdure pour les lapins…
  • j’ai assisté à plusieurs mises bas de veaux, qui ne se sont pas toujours déroulées sans problème. Les cordes nouées autour des pattes du petit pour tirer et ainsi aider la mère trop fatiguée à l’expulser, c’est toujours impressionnant…
  • j’ai participé à la préparation des poulets et des lapins qui allaient servir de repas. Bien sûr, ma grand-mère ne nous a jamais demandé de tuer l’un de ces animaux, nous sachant trop sensibles et trop jeunes pour ça, mais elle nous a montré comment elle procédait, et nous a appris à plumer un poulet. Quand elle tuait un lapin, le pendant par une patte arrière, elle le dépeçait devant nous, jetant aux poules voraces yeux, viscères et autres morceaux que nous ne mangions pas. Certes, c’était peu ragoûtant, mais mes frères et moi ne pouvions nous empêcher d’assister à ce spectacle avec une fascination morbide…
  • parfois, il fallait déplacer un troupeau de vaches d’une pâture à l’autre. J’adorais y participer, faisant barrage aux automobilistes dans les intersections pour permettre aux bestiaux de passer sans danger. Je me sentais utile et importante, et puis, j’aimais beaucoup cette entraide entre paysans : nous étions assez nombreux, avec chacun un rôle bien défini. Une bonne organisation qui faisait que tout se passait bien à chaque fois !

La ferme : un terrain de jeux

Cette ferme avec sa grande cour et ses dépendances était un véritable terrain de jeux pour mes frères et moi.

Les meules de foin empilées dans le hangar étaient nos cachettes favorites ; parfois on s’y faisait des cabanes, des lits improvisés (ça piquait un peu mais bon…).

Un jour, nous avons joué les reporters animaliers : mon frère aîné avait amené son magnétophone, et nous faisions de fausses interviews, courant après les poules pour enregistrer leurs caquètements…

Quand nous allions en forêt ou aux champs, nous trouvions quantité de gros escargots blancs ou marron et de petits gris. Nous les ramassions pour en faire l’élevage, les affublant de noms mixtes (ben oui, les escargots sont hermaphrodites) : Pascal(e), Michel(le), Daniel(le), Axel(le)…

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J’ignore pourquoi, mais mes grands-parents avaient un gros tas de sable dans un coin de leur cour. Une aubaine pour nous, qui y creusions des tunnels pour nos petites voitures !

À tour de rôle, on se faisait transporter dans la petite charrette que mes grands-parents utilisaient pour transporter les bidons de lait. C’était mon père qui jouait les chevaux de traits !

Les dépendances vides devenaient nos maisons respectives où nous nous imaginions adultes et élevant à notre tour des animaux.

L’antique bascule à grains que conservait mon grand-père nous amusait beaucoup, elle aussi : nous jouions aux marchands des fruits et grains stockés dans le grenier de la grange (pommes, noix, blé…), que nous pesions avec l’aide des poids en fonte.

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Elle ressemblait à ça. Source ici

****

Passer quelques jours de mes vacances dans cette petite ferme du fin fond de la diagonale du vide aura été une aubaine pour moi : côtoyer des animaux, contribuer à leurs soins, respirer de l’air pur, apprendre des savoir-faire typiques de la vie paysanne, boire du bon lait tiré du pis, manger des bons œufs extra-frais, des légumes du potager, des poulets et lapins fermiers élevés avec soin…

Car oui, je tiens à insister là-dessus, mes grands-parents aimaient leurs animaux, ils les traitaient avec soins et respect, même si en effet, de temps en temps, il fallait tuer un lapin ou un poulet pour se nourrir, il fallait faire inséminer une vache pour qu’elle ait un veau et produise du lait (mais la plupart du temps, un ami de mes grands-parents leur prêtait un taureau pour « laisser faire la nature »…). Mais ces vaches, elles étaient élevées au grand air, nourries au foin et à l’herbe, et plus cajolées que certains animaux de compagnie ! Pareil pour les volailles, nourries aux grains (et accessoirement aux restes de repas), élevées elles aussi au grand air, avec la liberté d’aller et venir comme bon leur semblait dans la cour et au-delà… Quant aux lapins, ils mangeaient du fourrage issu des champs, et étaient tellement câlinés qu’il était facile, même pour les enfants insouciants que nous étions, de les approcher et de caresser leurs douces fourrures…

Donc, OUI, on peut être agriculteur-éleveur et aimer ses animaux, n’en déplaise aux végans extrémistes !

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6 commentaires sur “Rituel madeleine de Proust #6

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  1. Quelle jolie note pleine de beaux souvenirs de la ferme de tes grands parents. La cave de ma grand-mère maternelle regorgeait de petites boissons sucrées, de toutes sortes de bonnes choses à manger. Ici en Bretagne, nous avons le pâté Hénaff et les crêpes blé noires, je les associent toujours à ma grand mère maternelle. C’est fou comme les odeurs, le goût des saveurs de notre enfance, restent en nous. Je te rejoins sur les cons qui ne veulent pas que les coqs chantent ^^ 😉

    Aimé par 2 personnes

  2. J’ai voyagé – complètement – dans un temps plein de doux souvenirs. Mes grands parents n’avaient pas de ferme. Mais ils vivaient à la campagne et ils élevaient quelques animaux. Je me souviens du facteur et de la supérette du coin de la rue. De cette odeur délicieuse dans la cuisine, de nos rires. Et des chèvres au bout du jardin, des bébés qu’on regardait téter au biberon.
    Toute une époque.
    Merci pour cette douce aventure qui réchauffe le cœur.

    Aimé par 1 personne

  3. C’est super, ça c’était une jeunesse « dorée », la vraie vie, qui ne ressemble plus beaucoup à celle de nos jours.
    Tu en as eu de la chance.
    J’ai passé pas mal de temps chez mes grands-parents paternels (qui n’habitaient pas à la campagne cependant) avec mes cousins et j’en garde des souvenirs géniaux et réconfortants.
    Merci en tout cas pour cette visite virtuelle du passé que j’ai beaucoup appréciée!

    Aimé par 1 personne

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