Rebondir après une formation AFPA, c’est tout un art !

Alors que je venais de décrocher mon titre niveau IV Secrétaire Assistante à la fin de la formation AFPA dont je parle dans ce post, il me fallait vite trouver un nouveau job car j’étais une fois de plus sans revenus, mes droits aux allocations chômage s’étant épuisés avant, et n’ayant bien entendu ni droit à l’ASS, ni droit au RSA (c’est l’inconvénient quand on vit en couple avec quelqu’un qui bosse : les administrations considèrent que le conjoint peut à lui seul subvenir aux besoins de 2 adultes et d’un enfant)…

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Élargir ses recherches autant que faire se peut

J’ai donc, dans un premier temps, postulé partout où il était possible de trouver des secrétaires de formation, qu’il s’agisse d’OPCA, de syndicats, de centres de formations, d’associations, etc., mettant en avant dans mes candidatures le stage que j’avais suivi à la FFB, ainsi que ma formation AFPA et ma courte expérience administrative au CCAS, notamment au service du personnel.

Mais bien entendu, tous mes efforts furent vains, car les quelques entreprises qui daignèrent me répondre le firent par la négative…

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Par conséquent, j’ai ensuite élargi mes recherches au domaine administratif. Ce domaine a cet avantage qu’on peut postuler dans beaucoup d’entreprises, publiques comme privées, car où il y a boîte à gérer, il y a tâches administratives.

ratisser.gifJ’ai donc vraiment ratissé le plus que je pouvais, relançant les organismes précédents mais cette fois-ci en postulant comme assistante administrative et non plus comme secrétaire de formation, tentant les administrations publiques, les hypermarchés, les petites agences de comm, les grands groupes hôteliers, le tourisme, l’industrie, le bâtiment, etc., tout y est passé !

Contre toute attente, j’ai eu quelques rares propositions, mais qui ne correspondaient pas à ce que je recherchais : trop loin pour trop peu d’heures (on ne peut pas vivre à 10h par semaine au SMIC, non non !), des postes proposés à côté de la plaque (genre commerciale terrain… no comment), etc.

thank_you_by_zxnes-d2zmbmrJ’ai également eu des refus, dont certains avec des compliments sur la qualité de mon CV et l’originalité de ma lettre de motivation. Certes j’étais dégoûtée que ces réponses soient des refus, mais ces compliments, venant tous de petits garages autos où j’avais postulé, me faisaient chaud au cœur : pour moi, le garagiste qui tient sa petite entreprise et qui prend quand même le temps, contrairement aux grosses boîtes qui ont pourtant un service RH dédié, de me répondre et de me complimenter, c’est forcément quelqu’un qui sait ce qu’est le respect !

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Qui ne tente rien n’a rien…

Parmi toutes ces candidatures, j’avais également tenté de trouver un poste de secrétaire polyvalente dans les maisons d’édition du coin.

Une seule m’a recontactée : le patron recherchait alors une assistante juridique. Je ne correspondais pas à tous les critères demandés (expérience et/ou diplôme dans le juridique, notamment), mais ma candidature lui avait plu (notamment les qualités rédactionnelles et orthographiques que j’y mettais en avant). Il m’a donc proposé un entretien avec tests à l’appui.

L’entretien s’étant super bien passé, les tâches demandées ne me faisant pas peur et les tests ayant été une formalité pour moi (orthographe et mise à jour de codes — ça peut effrayer quand on ne connaît rien au juridique, mais il suffit de lire une consigne et de l’appliquer), j’étais pleine d’espoir quant à la suite. Pour moi, c’était une opportunité rêvée : un CDI à temps plein dans une maison d’édition !

J’ai donc été rappelée pour un 2e entretien, où on m’a expliqué que nous n’étions plus que 3 en lice. On m’a également dit que j’avais très bien réussi les tests, d’ailleurs, concernant celui d’orthographe, j’avais même trouvé des fautes qui n’étaient pas censé y être ! Je les avais impressionnés, donc pour moi c’était du tout cuit !

Espoir espoir…

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Malheureusement, quelques jours plus tard, j’ai eu la réponse négative à laquelle je ne m’attendais pas : apparemment, ils avaient préféré prendre une nana qui, contrairement à moi, avait suivi un cursus juridique pendant ses études…

Là j’étais vraiment au fond du gouffre… alors, même quand on me laissait une chance, il y avait toujours quelqu’un de plus qualifié que moi, de plus expérimenté que moi, pour me prendre la place !

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En route pour un contrat aidé

Finalement, suite à cette déception, j’ai continué à regarder les offres et à envoyer des candidatures spontanées ; j’étais bien obligée de toute façon, l’argent ne tombant malheureusement pas des arbres.

Au bout du compte, la seule offre « potable » que j’ai trouvée fut une offre de CUI-CAE (autrement dit, un contrat aidé) pour être agente administrative dans un Pôle emploi d’une ville à côté. Je ne pensais pas que j’avais droit à ce genre de contrats (ça aussi quel bordel : un coup j’y avais droit, un coup non, la fois d’après « ah mais si vous y avez droit, ils ont changé les critères ! », euh… OK), je me suis donc renseignée auprès de ma conseillère qui m’a expliqué qu’étant considérée comme chômeuse longue durée, oui je pouvais postuler sans problème.

J’ai donc passé le barrage de la télécandidature et été sélectionnée après l’entretien d’embauche avec le directeur de l’agence.

C’était donc un contrat aidé de 1 an à 20h/semaine au SMIC (bien entendu), non renouvelable (bien entendu) et sans aucune perspective d’embauche derrière (bien entendu).

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Mais je vous reparlerai de tout ça lors d’un prochain post (bien entendu)…

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Tant de candidatures…

À l’époque, je ne me suis pas « amusée » à calculer le pourcentage de retours que j’avais eus par rapport au nombre de candidatures envoyées, mais franchement il était au ras des pâquerettes… Et encore, je m’estimais heureuse d’avoir quand même quelques réponses !

Ça me fait toujours bondir quand j’entends dire que les chômeurs ne font pas assez d’efforts, ou des lieux communs du style « quand on cherche on trouve », « quand on veut, on peut »…

Le problème n’est pas là : on peut chercher, élargir, faire des concessions, tout ce qu’on veut, mais si les employeurs ne prennent pas la peine de lire nos candidatures, ou n’ont pas de besoins, ou recherchent le mouton à 5 pattes, ou si on est en concurrence, sur le marché de l’emploi, avec des personnes qui ont 10 ans d’expérience et des diplômes niveau BTS dans le domaine, comment trouver ? Comment se faire embaucher ? Tout le monde n’a pas de « réseau » !

Parfois on entend aussi dire « les chômeurs, pour trouver, faut qu’ils soient mobiles ! »

Ah oui ? Eh bien demandez donc à ceux qui essaient de quitter leur coin pour trouver plus facilement : demandez-leur combien d’embûches ils rencontrent sur leur chemin, combien de murs ils se mangent dans la tronche, combien de refus ils essuient !

Allez faire un tour sur le blog d’Angie et vous verrez que ce n’est pas si simple que ça !

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3 commentaires sur “Rebondir après une formation AFPA, c’est tout un art !

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