Mon adhésion au club des irrités des boyaux…

Oui je sais, l’image que j’ai mise pour cet article n’est pas terrible, se resservir du fameux slogan d’après l’attentat à Charlie Hebdo pour afficher son petit problème de santé bénin, c’est bof… Mais bon en même temps, comment illustrer un article sur la colopathie fonctionnelle ? Je n’allais quand même pas mettre une photo de moi sur les gogues, si ???

 

Azy, prends ton air innocent, ‘foiré d’côlon ! (source : http://www.etsy.com)

Donc le diagnostic du médecin est confirmé : je souffre de colopathie fonctionnelle, appelée aussi « syndrome du côlon irritable ». En clair, mon gros intestin a décidé, comme ça, du jour au lendemain, de me faire payer un stress subi depuis quelques temps en s’amusant à me casser les bonbons, et je dois dire qu’il sait s’y prendre, le bougre !

 

****

Revenons en arrière pour que les rares lecteurs que mon côlon intéresse comprennent mieux de quoi je parle ici :

Jusqu’à mi-janvier de cette année, j’avais toujours eu une digestion en béton : jamais de problèmes digestifs, quoi que je mange ou boive (qualité, quantité…), quelle que soit l’heure à laquelle je mange, et que je prenne des médicaments en parallèle ou pas ; jamais de gastros même si je psychotte à mort de la choper chaque hiver… J’avais juste une indigestion de temps en temps (càd tous les 3 ans quoi) quand je chopais froid au ventre. C’est tout.

Mais depuis mi-janvier tout a changé, ma digestion est devenue hasardeuse, avec des symptômes qui varient, qui vont et viennent, qui me font chier au propre comme au figuré : ballonnements anormaux, diarrhées inexpliquées, maux de ventre, lourdeurs à l’estomac et aux intestins, gonflements du côlon, gargouillis, début d’aigreurs d’estomac…

Alors les 1ères fois je me disais que c’était un truc que j’avais mangé et qui ne passait pas, que j’avais mangé trop, trop tard, que j’avais bu trop de coca, etc. J’essayais toujours de trouver une raison à ces maux, mais malheureusement en vain…

Puis j’ai soupçonné les produits laitiers. Je les ai donc arrêtés stricto sensu pendant une semaine, càd finis les produits laitiers bruts (et pas seulement ceux à base de lait de meuh meuh), mais aussi les préparations contenant des produits laitiers, et celles ayant la mention, dans leurs ingrédients : « possibles traces de lait ». Au début c’est vrai que j’ai eu moins de ballonnements, mais 4 jours après les symptômes étaient tous de retour…

Donc fausse piste.

J’ai ensuite tenté la cure de probiotiques (ça avait fait des miracles sur le transit de ma fille quand elle était plus petite). Pendant un mois, je me suis coltinée ces sachets dégueus à prendre 20 minutes avant le petit déj, me levant donc 20 minutes plus tôt que d’habitude pour pouvoir les prendre correctement, et tout ça pour quoi au final ? Rien du tout !

Je me suis donc enfin décidée à consulter mon généraliste.

Première consult : mon côlon est hyper irrité, il soupçonne fortement une colopathie, mais me fait faire un bilan sanguin + analyses de selles pour écarter un éventuel problème d’infection bactérienne, champi, ou autre…

En parallèle, il me prescrit Tribumétine (ou Trimébutine, je me souviens jamais) + Spasfon, en cure de 10 jours.

Le Tri…machintruc apaise mes diarrhées, le Spasfon, lui, ne me fait pas grand effet…

2è consult : mes résultats d’analyses sont nickel chrome (j’ai donc chié dans un pot pour rien), la colopathie est confirmée. Mon intestin semble moins irrité, il adapte mon traitement et me recommande, si pas d’amélioration, un gastro-entérologue.

Du coup je suis sous Météospasmyl pour 10 jours, et niveau ballonnements ça semble très efficace pour le moment, donc affaire à suivre…

 

Source : mauxdeventre.blogspot.fr

Mais ce que j’aimerais savoir, c’est ce qui a pu déclencher ce truc chez moi. Comment, du jour au lendemain, j’ai pu passer d’une digestion top à une colopathie ? Mon doc m’a dit que, notre ventre étant notre 2e cerveau, le stress joue énormément. Là je suis à 100% d’accord avec lui ; il faut dire que ces derniers temps, niveau stress, j’ai eu ma dose :

  • septembre 2016 : après avoir décidé de nous lancer dans un achat de maison, et avoir trouvé LA maison qu’il nous fallait, nous entamons le processus notaire-délais à tenir-banque… Une étape stressante, surtout pour ce qui est des délais, car c’est très réglementé et on a toujours peur de ne pas être dans les clous…
  • octobre 2016 : toujours en stress en attendant la réponse définitive de la banque pour l’obtention du crédit, on demande à l’office HLM s’il sera possible de réduire notre préavis de départ d’une semaine. Réponse : non. Sympa, surtout quand on sait que pour un logement HLM, il y a toujours beaucoup plus de demandes qu’il n’y a d’offres… Bref, nouveau coup de stress pour nous : les dates ne collent pas…
    En parallèle, le patron annonce que les chiffres de la boîte où je bosse sont catastrophiques, et qu’il ne sait pas combien de temps on arrivera à tenir après noël… On se voit déjà tous pointer à Pôle emploi…
  • fin octobre 2016 : énorme coup de massue : le crédit immo est finalement refusé, sans explication, alors que le conseiller bancaire nous disait que c’était dans la poche… Terrible déception, encore pire que le stress…
  • fin d’année 2016 : en plus d’un contexte qui n’aide pas (attentats, morts de célébrités que j’aimais bien…), des moments de stress ponctuels viennent se greffer à tout ça : prise de tête avec un gros connard de « cycliste professionnel », fêtes hyper bruyantes en pleine nuit dans la salle du rez-de-chaussée de l’immeuble où j’habite, etc.
  • janvier 2017 : après une semaine de vacances qui m’a fait du bien, malgré que j’y ai traîné une crève dont j’ai eu du mal à me débarrasser, retour au boulot. Pas envie… De plus, gardant en travers de la gorge le refus de crédit immo, je ne supporte plus d’habiter ici. Le quartier, le voisinage, l’appart sans extérieur, la chèreté du loyer… Franchement, je n’ai qu’une envie : me casser d’ici, j’aspire au calme, à la nature, au silence…
  • février 2017 : je sature de plus en plus au boulot, trop de problèmes d’organisation, de problèmes techniques, mon service en sous-effectif, certains collègues qui n’en branlent pas une pendant que toi tu cours partout… Et on ne sait toujours pas ce qu’il va advenir de la boîte… Bref méga gros ras-le-bol !
  • avril 2017 : on sait enfin qu’on est rachetés, mais par qui, pour quoi faire ? Aucune idée… On sait une chose : c’est qu’on a hâte du changement, à condition qu’il soit positif pour nous !
  • mai 2017 : ayant décidé de chercher à louer une maison pour se casser d’ici au plus vite, nous apprenons que nous ne pouvons plus prétendre à la location d’HLM car nos revenus dépassent les plafonds… Une énième déception pour nous car cela restreint énormément le choix de maisons à louer… Résultat : on se retrouve dans une impasse, et je vais devoir supporter mon voisinage bruyant et mon quartier pourri pendant encore un bon moment…

Voilà, donc tout ce stress à la con, c’est ni plus ni moins que du carburant pour la colopathie, et elle ne risque pas de tomber en panne, car j’alimente bien malgré moi le réservoir régulièrement : pas plus tard que mercredi après-midi, un connard dans le voisinage a mis sa musique à fond pendant plusieurs heures. Résultat : crispation des intestins et ballonnements, pas envie de manger (j’ai sauté le dîner). Merci voisin !

Moi mercredi après-midi… (source : beautysummary.com)

Donc je rejoins le club des colopathes (nous serions 5% de français dans ce club), le club de ceux qui souffrent du bide sans réel remède… Bon je ne me plains pas trop car mes symptômes sont franchement légers par rapport à ceux de gens dont j’ai lu les témoignages dans des forums, mais c’est quand même pénible d’avoir le bide en vrac à cause principalement de voisins bruyants, du boulot et de connards de banquiers qui vous refusent un crédit sans se justifier…

L’être humain s’inflige un tel stress au quotidien, que ça m’étonne qu’on ne soit que 5% de français à avoir le côlon irritable (mais je pense que beaucoup d’autres personnes en souffrent sans mettre de nom sur leurs problèmes).

****

Et pour finir cet article, voici tout de même quelques explications sur ce fameux « SII » :

Colopathie : Définition

Une colopathie est un trouble fréquent qui affecte le gros intestin (côlon). La colopathie provoque souvent des crampes, des douleurs abdominales, des ballonnements gazeux, de la diarrhée ainsi que de la constipation. En dépit de ces signes et symptômes inconfortables, la colopathie ne cause pas de dommages permanents au côlon.

La plupart des personnes atteintes de colopathie constatent que les symptômes s’améliorent à mesure qu’ils apprennent à contrôler leur affection. Seul un petit nombre de personnes atteintes de colopathie voient leurs signes et symptômes disparaître.

Heureusement, à l’inverse des maladies intestinales plus graves comme la colite ulcéreuse ou la maladie de Crohn, la colopathie ne provoque pas d’inflammation ou de changements des tissus intestinaux, ni augmente le risque de cancer colorectal.

Dans de nombreux cas, on peut contrôler la colopathie par une bonne gestion de l’alimentation, du mode de vie et du stress.

Source : http://colopathie.info/

Si vous voulez plus de précisions sur la colopathie, n’hésitez pas à aller sur ce site pour lire la suite de l’article. De même, si vous pensez en souffrir…

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D’ailleurs, si vous aussi vous faites partie du club des irrités des boyaux, n’hésitez pas à venir témoigner ici, on se sent moins seul quand on partage ses problèmes !

7 commentaires sur “Mon adhésion au club des irrités des boyaux…

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  1. Moi le stress me constipe en général. D’ailleurs depuis deux ou trois jours, je sens que je suis un peu (plus) stressée (pourquoi? Faudra que mon cerveau m’explique) et du coup, je suis bloquée. Le stress est la cause central de bien des maux. Et ce n’est pas toujours évident de l’éviter, on n’est pas stressée volontairement en général, ce sont des facteurs extérieurs qui le provoquent.

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    1. Oui éviter le stress c’est pas évident, c’est comme quand mon doc me dit d’essayer de gérer mon stress, déjà je suis au boulot, vu ce qui se passe, c’est pas top, mais quand je rentre chez moi, je peux même pas me dire que je vais pouvoir me relaxer à cause du voisinage donc gérer mon stress, facile à dire…

      Aimé par 1 personne

  2. Voilà un mot (et maux^^) que je ne connaissais et qui m’interpelle sur mon vécu d’adolescent: j’avais une quinzaine d’années quand le lendemain d’un repas de famille, où j’avais bu une grande quantité de coca cola, j’étais ballonné à plus pourvoir manger (constipé en parallèle)!! ça avait duré deux semaines (avec quelques médocs pour aider) avant de passer…
    J’avais passer une échographie (la peur d’avoir développé quelque chose!!) qui n’a rien donné.
    Par contre, j’avais développé une phobie de ne jamais trouver de toilettes si j’étais pris d’une envie de chier!! et cette peur me provoquait des diarrhées (paradoxal, hein!). Ca m’a un peu gâché ma vie jusqu’à mes 21 ans!! Les psys que j’avais rencontré ne m’avaient pas aidé… c’est mes parents qui m’ont poussé à dépasser ma peur!!
    On ne guérit jamais à 100% d’une phobie et dans de grands moments de stress, je peux encore avoir des diarrhées!!
    Egalement depuis cette période, je ne peux plus trop manger d’aliments épicés et je me limite en alcool et fruits…fragilité intestinale!!!
    Désolé, je te raconte ma vie^^ (j’avoue m’épater moi-même, je déteste parler de mon passé).

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    1. Ah donc toi aussi je pense qu’on peut t’accueillir dans le club des irrités des boyaux… La colopathie pouvant être due à plein de choses (pour moi le point central a été le refus de crédit immo), il se peut que ce « traumatisme » de l’indigestion de Coca t’ait provoqué ça !

      En tout cas bon courage, au quotidien c’est usant, d’autant qu’on peut avoir des périodes où ça va mieux, et se dire « ah j’en ai peut-être fini avec tous ces problèmes de bide », et paf ! ça revient d’un coup…

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  3. Bah, au quotidien, je ne suis pas dérangé… c’est quand je stresse trop ou que je mange ou boit certains aliments que je peux dérouiller!!^^
    C’est certains, ça peut être à cause du gluten: je leur conseille de manger du pain bio!! les variétés de blé bio sont naturellement panifiables! et non trafiqués par la chimie pour le rendre panifiable (ce traitement modifie le gluten d’où l’intolérance)…
    Le lait de chèvre ou de brebis est mieux assimilé quand on est adulte que le lait de vache.

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  4. Ha Ha Ha! (désolé-jépapumanpéché!) La poésie d’abord, Ha mais j’adore (enfin, bref-désolé-bis!). ça c’est show mais ce n’est pas encore la « maladie de crohn », Hein! Et on a du vous en parler…. Ha oui, si c’est en plus douloureux, ça craint…, J’ai lu des choses très intéressantes à propos du deuxième cerveau, mais c’était sur un tout autre sujet : Le Voile d’Aphrodite…, même zone « géographique », mais pour d’autres types d’effets…. 😉
    J’ai ouvert tous les liens hypertextes de l’article, donc, je vais en voyage !!!

    Aimé par 1 personne

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