My dog, my pal…

L’autre soir j’ai regardé le film Marley et moi à la télé. Ce film, je l’avais déjà vu 2 fois, et bien avant, j’avais lu le bouquin dont il est issu. Mais je suis à présent incapable de le regarder jusqu’à la fin. Non pas qu’il soit trop chiant, ou que la fin soit bâclée… Rien de tout ça. Par contre, elle est horriblement triste, et m’a fait chialer comme une madeleine la seule fois où j’ai été capable de la regarder, tout comme le livre m’avait fait pleurer quand je l’avais lu, même si celui-ci finit quand même sur une note plus joyeuse que le film…

Mais pourquoi pleurer autant ?

Déjà, si vous ne connaissez pas l’histoire, je vous conseille de lire le roman. Il est génial, se lit (trop) vite, bref, si vous adorez les chiens, que vous en avez un ou en avez déjà eu un, n’hésitez pas à vous le procurer, vous ne le regretterez pas !

En gros, c’est l’histoire d’un mec (oups ! je rectifie de suite, je ne veux pas avoir à payer des droits d’auteur à l’ancien producteur de Coluche)… C’est l’histoire vraie de John Grogan, journaliste, qui se retrouve à rédiger des chroniques dans la feuille de chou locale. Il raconte sa vie avec sa femme, et son chien Marley qu’ils adoptent alors qu’il est encore chiot… Ce labrador fait carnage : bêtises, destruction, consommation d’objets divers en plus de sa nourriture habituelle… Mais malgré ça, il fait partie intégrante de la famille, ses maîtres l’adorent, et les 3 enfants qu’ils ont ensuite deviennent accrocs à cette grosse boule de poils !

Ce récit, authentique et parfois tendre, souvent hilarant, m’a beaucoup touchée.

Attention spoil car je vais parler de cette fin qui me fait tant verser de larmes :

Malheureusement, un chien, ça ne vit pas éternellement, et bien sûr à la fin, ce brave Marley meurt à l’âge de 12 ans des suites d’une torsion de l’estomac (sa 2e).

Au moment où j’ai lu le roman (en 2007 pour être précise), mon chien, Buck, croisé labrador, avait justement 12 ans, et même s’il avait une sacrée pêche (les gens avaient du mal à croire qu’il avait déjà cet âge), les signes de vieillesse commençaient à apparaître chez lui : poils blancs autour des babines, douleurs articulaires quand le temps devenait humide, etc. Donc forcément, quand j’ai lu les lignes où il était question du vieillissement de Marley, puis ensuite de sa mort car trop vieux pour être opéré, je n’ai pas pu m’empêcher de faire l’amalgame dans ma tête : mon Buck n’était plus tout jeune lui non plus, et un jour ou l’autre il mourrait aussi… ça m’a complètement chamboulée !

L’année suivante, le film tiré de ce roman est sorti au cinéma. J’étais tentée d’aller le voir, mais finalement je me suis abstenue : le bouquin m’avait tellement émue que je savais qu’à coup sûr, le film me ferait le même effet…

****

Le 30 janvier 2011, Buck est mort. Il allait sur sa 16e année, était atteint d’une tumeur inopérable à la babine, qui devenait de plus en plus grosse, et faisait de l’urée… Ce matin-là, il n’a pas pu se relever. Déjà très affaibli par sa tumeur depuis plusieurs semaines, il n’avait plus la force de lutter. Mes parents ont donc dû prendre la décision déchirante de l’emmener chez le véto pour son dernier voyage… Je ne vivais déjà plus chez eux à ce moment-là, mais je vous laisse imaginer leur état d’esprit en ce terrible dimanche…

J’ai tant pleuré… On aura beau me dire « oh mais 16 ans c’est bien pour un chien ! », moi je trouve que non, 16 ans, ou 20, ou 30… c’est pas suffisant pour un animal aussi fidèle et dévoué ! Pourquoi les chiens (et bien d’autres animaux) ont-ils une vie aussi éphémère alors que nous, humains, êtres destructeurs, calculateurs, manipulateurs et j’en passe, pouvons vivre jusqu’à plus de 100 ans ? C’est injuste…

Et puis ce chien, il était beau, adorable, marrant, aimant, c’était un membre de notre famille à part entière.

D’ailleurs je vous laisse jeter un coup d’œil à la vidéo hommage que je lui ai faite après sa mort :

Même si ça fait maintenant plus de 6 ans que Buck n’est plus parmi nous, je ne peux toujours pas regarder cette vidéo sans tristesse… Perdre son chien, c’est une blessure qui ne cicatrise jamais vraiment…

****

Voilà donc c’était Buck, croisé labrador (et probablement chien de berger – moi j’ai toujours pensé au beauceron, le véto penchait pour du malinois), que nous avions adopté au refuge en octobre 1997 lors de journées portes ouvertes (je me souviens que c’était un dimanche très chaud et ensoleillé).

Il s’est très vite adapté à la nouvelle vie que nous lui offrions, une maison, un jardin fermé où il pourrait aller et venir à sa guise, une famille aimante…

Et nous nous sommes très vite adaptés à lui : il était tellement gentil (sauf avec les autres chiens mâles noirs – oui oui, mon chien était raciste envers ses semblables -, les chats et les Roms ; bon pour les chats tant mieux, mes parents en ayant marre des chats des voisins qui venaient chier dans le jardin, mais pour les Roms, on n’a jamais compris, on pensait que ses anciens maîtres l’avaient peut-être dressé contre eux), joueur, il nous aimait et nous le montrait bien ! Et puis, il était bien élevé : pour sortir de la maison, il grattait avec sa patte à la porte-fenêtre ; en promenade, il ne faisait jamais sa grosse commission au milieu du chemin, mais toujours dans un buisson ou un caniveau ; il était obéissant et comprenait quand il était puni après avoir fait une connerie ; etc. Honnêtement, un beau chien bien élevé comme ça, on n’a jamais compris pourquoi il avait été abandonné (je précise qu’il n’était pas tatoué quand le refuge l’a recueilli, sans quoi on aurait pu penser à un chien fugueur).

Bref, ce chien était top, une vraie crème, et nous 5, mes parents, mes 2 frères et moi, le regrettons chaque jour… Sa mort, ce fut une page de notre vie à tous qui se tourna… Et avec elle, des moments de joie, de réconfort, d’inquiétude aussi (2 piroplasmoses, un empoisonnement aux pesticides, une opération des glandes anales sous anesthésie générale), qui se retrouvèrent relégués au rang de souvenirs…

Ma fille, qui a 8 ans 1/2, l’a connu sur ses dernières années. Ses débuts en tant que bipède, elle les a faits en s’appuyant sur lui ; quand il était puni dans son coin, l’air penaud, les oreilles en arrière, elle venait le réconforter en le câlinant… J’aurais aimé qu’elle ait plus de temps pour le connaître, jouer avec lui, en faire son ami à quatre pattes…

****

Depuis, mes parents n’ont jamais voulu reprendre de chien. C’est trop triste quand il meurt, on perd un membre de la famille… Mon frère, lui, a 2 chiens, des bouledogues français. Il a la chance d’habiter en maison avec jardin, ses chiens sont heureux là-bas. Mon frère aîné et moi vivons en apparts, on ne peut pas avoir de chien, sachant que sa femme et lui, ainsi que mon conjoint et moi, tous on travaille, donc laisser un chien seul dans un appart toute une journée, bof bof… Par contre on a un oiseau exotique comme animal de compagnie, un bec d’argent, un jour je vous parlerai de lui plus en détails…

****

Voilà, après avoir vu pour la 3e fois le film Marley et moi, et donc avoir repensé avec nostalgie à mon toutou, mon pote, qui a partagé près de 14 ans de sa vie avec nous, je voulais l’évoquer ici pour que vous, lecteurs et lectrices, vous sachiez quel chien génial il était…

Et vous, aimez-vous les chiens ? Les animaux ? Avez-vous des animaux de compagnie ? En avez-vous eu ? Avez-vous vécu vous aussi la difficile perte d’un de ces êtres chers ? N’hésitez pas à venir en parler ici, les amis des animaux sont les bienvenus sur Mon Bon Coin !

 

6 commentaires sur “My dog, my pal…

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  1. Ah! Les animaux. Quand ils partent ou qu’on doit les laisser partir, c’est dur. Je pense toujours à ma Lili, elle était tellement gentille. Maintenant j’ai une chieuse au sale caractère!

    Aimé par 1 personne

  2. Mais sans ta chieuse, ça ferait un vide n’est-ce pas ?
    Heureusement qu’ils sont là nos animaux, ils nous remontent le moral quand ça va pas, nous font rire, on a même l’impression qu’ils nous comprennent quand on leur parle…

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    1. Carrément. Son sale caractère prend de la place lol Le mien en plus, je te dis pas.
      Ce sont des boules d’amour, même les plus chiants d’entre. Et je sais de quoi je parle avec les spécimens que j’ai à demeure!

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  3. Je en vis qu’avec des animaux et c’est un déchirement quand ils partent. Ils sont tout mon univers. Mes confidents, mes meilleurs amis…
    Je les aime d’amour…
    Ecoute « Baltique » de Renaud.

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  4. En effet Lampy, c’est tellement difficile de les perdre…
    Buck était aussi mon confident, quand j’étais triste, il le sentait, il était tout câlin avec moi ! Nos bêtes ressentent nos émotions, et elles savent toujours adapter leur comportement en fonction…

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