Les joies de la rentrée…

rentree
Source : https://beaujeu2014.wordpress.com/category/humour-du-jour/

Je sais que cela fait un moment que je n’ai rien posté ici. Il faut dire que je n’avais pas le temps, ou pas l’inspiration, ou pas l’ordi sous la main, ou tout ça en même temps…

Mais pour le bonheur de mes quelques lecteurs, me revoilà ! (Si ça vous chante, vous pouvez faire une ola en mon honneur, je vous promets de rester modeste…) 🙂

Aujourd’hui je vais aborder un sujet pas très original, puisque plus ou moins sur toutes les lèvres : la rentrée !
Synonyme de mauvais souvenirs pour certains (fin des vacances, retour à l’école, ou au boulot), de course à droite et à gauche pour d’autres (rentrée scolaire des gamins, rentrée sportive également, achats des dernières fournitures, paperasses à remplir…), et de pubs à la télé pour des cahiers et autres stylos (je ne sais pas pour vous, mais la pub Inkjoy qui passe à chaque coupure, je n’en peux plus !!!), la rentrée méritait bien un petit billet doux de ma part…

 

Tout d’abord, la rentrée pour moi, qu’est-ce que ça signifiait hier et qu’est-ce que ça signifie aujourd’hui ?

Hier

Je me souviens avoir toujours passé des rentrées scolaires sous le soleil. Que ce soit en primaire, au collège ou au lycée, il a toujours fait beau ce jour-là, à croire que le soleil faisait un pied de nez aux élèves en dardant ses rayons sur eux, pendant qu’ils scrutaient les listes pour savoir s’ils allaient se retrouver dans la même classe que leurs potes…

Quand j’étais en primaire, j’étais impatiente du jour de la rentrée : à cette époque j’aimais bien l’école, et puis dans mon petit bled on se connaissait tous, donc j’avais peu de chances que mes copines se retrouvent dans une autre classe que la mienne (d’ailleurs il y avait tout au plus 2 classes par niveau dans notre petite école)…

J’avais hâte de voir comment était l’instit, quels livres on allait étudier dans l’année, à côté de quel camarade j’allais m’asseoir…

Par contre au collège, passée la rentrée de 6e et la curiosité de découvrir un nouvel établissement, un fonctionnement complètement différent de la primaire, des profs aussi variés que cons et d’éventuels nouveaux potes, j’étais déjà beaucoup moins enthousiaste… Il faut dire que le collège pour moi n’a pas été une partie de plaisir : dès la 6e j’apprenais à mes dépens qu’avoir des bonnes notes rend impopulaire, et que recevoir les compliments d’une prof devant toute la classe, c’était la honte assurée…

Puis en 5e, avec ma super nouvelle coiffure ratée + la joie de la puberté (mes premières règles ayant débarqué juste avant la rentrée de septembre), je découvris qu’avoir des bonnes notes + être moche + faire la tronche (ben oui, quand vous vous réveillez le matin en vous rendant compte que vous avez vos règles pour la 2e fois du mois, ça donne pas envie de sourire) était l’équation idéale pour en prendre plein la tronche en terme de moqueries… Conséquence : je suis devenue d’une timidité maladive, dont je me suis « auto-guérie » à partir de mon entrée au lycée seulement…

À partir de là, les jours de rentrées scolaires au collège (ainsi que tous les autres jours de l’année scolaire d’ailleurs) je me rendais à l’école à reculons, même si je gardais en moi l’infime espoir que l’année à venir serait peut-être meilleure (tous les connards de ma classe partis dans un autre établissement, à leurs places seules des personnes sympas et des copines à moi qui jusque-là n’étaient pas dans la même classe que moi ; que des bons profs, aucun que je déteste, des heures de cours idéales, que des sports intéressants en EPS… c’est beau de rêver non ???), espoir toujours déçu, bien entendu…

Heureusement, au lycée ça allait beaucoup mieux : déjà, la plupart des gars et des nanas que je ne pouvais pas blairer au collège étaient partis dans des lycées techniques ou dans d’autres départements, ensuite les profs étaient beaucoup plus ouverts au dialogue, c’en était fini des « je sais tout alors fermez-la et écrivez » et des « je suis blasé(e), me voilà prof de collège pour des ados boutonneux qui n’en ont rien à carrer, alors que d’autres sont profs de fac, planqués comme jamais et beaucoup mieux payés que moi… ». Au lycée c’était : « Nous allons discuter de tel sujet… » Discuter… Le mot qui fait rêver tout littéraire qui se respecte !

Quant aux élèves, ils étaient tous motivés pour décrocher leur bac en première et en terminale, alors on était beaucoup moins dans le « si t’as des bonnes notes, t’es qu’un fayot », c’était plutôt « si t’as des bonnes notes, t’auras ton bachot »… Du coup l’ambiance en classe était bien meilleure, je m’entendais bien avec à peu près tout le monde, je me suis fait de nouvelles copines, et personne ne se moquait de moi sous prétexte que mon t-shirt était un peu démodé ou que la poche de ma veste polaire était décousue (bon le problème coiffure, je l’avais réglé en en changeant pendant l’été)…

Du coup les rentrées scolaires au lycée étaient beaucoup moins angoissantes pour moi que celles du collège !

Et quant aux rentrées de fac, un mois après les collégiens et lycéens, c’était plutôt cool ; il est vrai que quand on est étudiant, on se sent un peu faire partie d’une élite (même si en vrai beaucoup d’étudiants de fac sont des branleurs mais bon…). On se choisissait des options plus ou moins inutiles (en 2e année il me manquait une option, je n’avais pas beaucoup de choix alors j’avais pris « art et société en Italie », ça parlait de la société et de l’art italiens pendant la Renaissance, bon le côté société était intéressant, mais par contre l’art, ça me barbait royalement…). Qui d’autre qu’un étudiant en fac littéraire peut se « vanter » d’avoir suivi un cours d’art et société en Italie ??? Non mais franchement, ça ne peut faire que bien sur un CV un truc pareil ! 🙂

Bon trêve de rigolade ! Et retour au présent…

Aujourd’hui

De nos jours, la rentrée pour moi qui suis devenue maman, ça signifie tout autre chose : paperasse, paperasse et encore paperasse… On nous fait remplir un dossier d’inscription au périscolaire en fin d’année pour la rentrée suivante, et le jour de la rentrée, on nous redemande exactement les mêmes infos sur un autre papier ! What the hell ???!!!

De plus, le jour de la rentrée il y a toujours des cafouillages : on a mis ma puce à la garderie du soir ce 1er septembre, soutenant à mon homme que nous l’avions inscrite à la garderie pour toute la semaine dans son dossier… Or dans ce dossier, pour la garderie du soir on peut préciser si c’est occasionnel ou non, ce que bien sûr nous avons fait, sans indiquer de jour de semaine précis… Bref, au périscolaire ils ne savent ni écrire (pour preuve le fascicule truffé de fautes qu’ils avaient donné aux élèves l’année dernière, et que je ne m’étais pas gênée de signaler à l’instit), ni lire (étant donné qu’occasionnel pour eux signifie « tous les jours »…).

Sinon il y a aussi les joies de la rentrée sportive : le Conservatoire, seule école de ma ville qui dispense des cours de danse adaptés à tous les âges, n’a pas encore compris que depuis la réforme des rythmes scolaires, les petits écoliers d’ici ont cours le mercredi matin, et pas l’aprêm. Alors ils s’évertuent à proposer des cours… le mercredi matin ! Bon, je veux bien qu’il y ait aussi les enfants des écoles privées, mais ils ne représentent pas la majorité des élèves du Conservatoire ! Du coup, on nous a proposé entre autres jeudi soir-samedi matin, ce que nous avons choisi car c’était la meilleure solution pour nous, même si pour le jeudi soir ça nous oblige, mon homme et moi, à courir en pleine ville à l’heure de pointe, et moi à m’arranger avec le boulot pour pouvoir partir plus tôt certains jeudis soirs…

Franchement, je ne sais pas comment font les parents, qui ont plusieurs enfants et tout autant de sports ou d’activités extra-scolaires, pour gérer tout ça, mais je leur dis « chapeau ! »…

 

En conclusion, je dirais que même si mes rentrées au collège représentent de mauvais souvenirs pour moi, toutes les autres furent plutôt sympas et bien vécues, entre beau temps, retrouvailles avec les potes, impatience d’apprendre de nouvelles choses et de voir les tronches de nos nouveaux profs…

Et aujourd’hui, même si ça nous fait courir partout, l’important pour nous en tant que parents est que ces rentrées scolaires constituent de bons moments pour notre puce, qui les gardera en mémoire comme de chouettes souvenirs.

Enfin, pour moi au jour d’aujourd’hui, ce qui donne un côté négatif à la rentrée, c’est de me dire que l’été est déjà fini, que le temps file, que bientôt on sera en automne, on va se cailler, la grisaille va prendre le pas sur le beau temps, les rhumes et autres charmants virus du froid vont rattaquer en force, et le manque de vitamine D va provoquer en moi une flemme déprimante qui ne fera qu’accentuer mon côté larvaire…

****

Voici les commentaires qui ont été postés suite à la publication de cet article (vous pouvez bien sûr en ajouter d’autres) :

Kariana           

Ce que j’ai pu détester l’école… c’était comme toi, j’avais des bonnes notes donc ça me valait brimades et compagnie, jusqu’à ce que ça tourne au harcèlement. Et à l’époque, on en parlait pas du tout, quand tu exprimais ton malaise et exhibais tes marques de coups, on te tapotait la tête en disant « mais t’inquiètes pas, ils sont jaloux, ça va passer ». Il a fallu que j’apprenne à me défendre pour rendre chaque coup. Et on s’étonne que je sois devenue misanthrope… bref.
Ma mère détestait les rentrées aussi, c’était synonymes de paperasse, et aussi de démarches parce que les personnes concernées n’avaient pas fait leur boulot pour les aménagements dus à mon handicap ou les tickets de cantine à prix réduit en raison de la situation de ma mère.
En fait ma mère était tellement hargneuse pour défendre mes droits que j’avais compris une chose : si je voulais quelque chose, j’avais juste à brandir la menace « je vais en parler à ma mère » et hop, tout le monde cédait ! mdr

monboncoin

perso on me tapait pas sinon là je pense que j’en aurais parlé à mes parents, par contre les moqueries sous le moindre prétexte, merci ! Style hyper enrhumée on se fout de moi parce que j’ai le nez rouge à force de me moucher, 1 prof prononce mal mon nom de famille ça fait LE sujet marrant de la journée etc. par contre, une fois j’ai refusé de prêter mon compas à un gars qui l’avait oublié mais qui s’était foutu de moi à plusieurs reprises, j’ai été fichée d’individualiste par la prof et donc bien sûr aussi par certains de mes « camarades »…

Je comprends que ça gonflait ta mère, déjà ma fille n’est pas handicapée et bonjour les paperasses, alors dans ton cas…

Et là c’est reparti pour un tour : les horaires de l’école de danse incompatibles avec ceux de l’école primaire, le dossier de périscolaire à remplir… ça commence à peine et j’en ai déjà marre !

Angie

Quand on est gosse, la rentrée c’est souvent l’angoisse de la rentrée. Jusqu’à l’adolescence, je passais les vacances quasi totalement chez ma grand mère, au grand air, on faisait ce qu’on voulait lol Au collège ça allait encore, mais niveau cohabitation avec mes camarades de classes ça commençait à se corser. Au lycée, catastrophe, c’était la grosse angoisse, même retourner en court après les petites vacances, c’était dur.

Aujourd’hui, la rentrée c’est le renouveau, un peu d’envie par rapport aux étudiants qui voient (généralement) se concrétiser leurs projets d’études. L’envie d’avoir un projet aussi. Il y a une certaine nostalgie.

Puis bon en effet, la rentrée c’est aussi la météo qui va se gâter, l’automne, le froid, l’hiver, les jours qui raccourcissent snif

monboncoin

C’est marrant, moi c’était le contraire de toi, le lycée à été un tournant pour moi car je m’y sentais beaucoup mieux qu’au collège…

Tu as raison concernant le renouveau, c’est vrai que pour certains c’est ce que peut symboliser la rentrée de septembre. Mais c’est vrai que pour ceux qui restent sur le carreau, notamment les chômeurs, on peut pas dire que ce soit la joie niveau projets etc.

 

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